Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Concours TFF
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une honte pour l’Outaouais

Maxime Pedneaud-Jobin par Maxime Pedneaud-Jobin
Voir tous les articles de Maxime Pedneaud-Jobin
Article mis en ligne le 6 janvier 2009 à 8:00
Lisez les 2 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Une honte pour l’Outaouais
L’année 2009 sera une (autre!) année électorale. Cette fois, c’est au municipal que cela se passera.

À Gatineau, nous avons un problème majeur qui semble laisser tout le monde indifférent : il ne reste que deux femmes pour dix-huit postes au conseil municipal de Gatineau. Au Québec, aucune autre grande ville ne fait pire.

Longueuil : 10 sur 27 : 37 %

Laval : 8 sur 22 : 36 %

Trois-Rivières : 6 sur 17 : 35 %

Québec : 11 sur 38 : 29 %

Sherbrooke : 5 sur 24 : 21 %

Gatineau : 2 sur 18 : 11 %

C’est une honte.

Et les conseils des maires des MRC sont encore plus faibles.

MRC de Papineau : 2 mairesses sur 24 municipalités : 8 %

MRC Vallée-de-la-Gatineau : 1 mairesse sur 17 municipalités : 6 %

MRC des Collines : 0 mairesse sur 7 municipalités : 0 %

MRC du Pontiac : 0 mairesse sur 18 municipalités : 0 %

Cette situation est une honte pour trois raisons majeures.

1- L’efficacité. J’espère que je ne vous apprendrai rien en vous disant que les hommes et les femmes sont différents. Pour que les décisions d’un conseil soient les meilleures possibles, elles doivent refléter les besoins, les intérêts, la façon de voir, du plus de personnes possibles.

2- La démocratie. Quand seulement 11 % d’un conseil est constitué de femmes, on ne peut pas dire qu’il soit représentatif. Les conséquences des décisions politiques sont au cœur du quotidien des hommes et des femmes, c’est ensemble qu’ils devraient les prendre.

3- Le cercle vicieux. Les modèles de femmes en politique constituent l’outil par excellence pour y attirer des femmes… alors que leur absence contribue à propager l’idée que la politique est une affaire d’hommes, ce qui nuit évidemment au recrutement de femmes.

L’absence des femmes en politique est un peu mystérieuse. Elles sont présentes en force parmi les bénévoles, dans les organismes communautaires, de plus en plus dans le monde des affaires, dans la haute fonction publique, etc… mais pas en politique municipale. Il y a d’immenses efforts de recrutement à faire, c’est pourquoi il existe des programmes pour accompagner les femmes qui voudraient faire de la politique, mais qui hésitent. Les femmes intéressées peuvent appeler l’organisme AGIR au 819 770 0351 ou écrire au agir.femme@qc.aira.com AGIR lancera d’ailleurs la semaine prochaine un réseau des femmes élues de l’Outaouais qui organisera des formations dans tout l’Outaouais en vue des prochaines élections.

Si la représentation des femmes en politique vous intéresse, je vous invite à lire le livre 100 questions sur les femmes et la politique, de Manon Tremblay, une professeure de l’Université d’Ottawa. La question est traitée sous presque tous les angles et le format question-réponse facilite la recherche d’information.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Maxime Pedneaud-Jobin

Commentaire mis en ligne le 8 janvier 2009
La question n'est pas simplement le fait que des hommes prennent la place des femmes. Comment se fait-il que les femmes, pourtant présentes dans presque tous les domaines, se présentent moins en politique, et encore moins en politique municipale? Je ne crois pas que ce soit un enjeu de "nous" contre "elles". Il y a des faits culturels, politiques, socio-économiques complexes qui expliquent leur absence et qu'il faut changer. Si, par votre commentaire, vous faites références à des quotas, c'est une solution qui a été essayée à quelques endroits avec des succès mitigés. Manon Tremblay aborde aussi la question dans son livre.

Martin Landry

Commentaire mis en ligne le 7 janvier 2009
La question est simple maxime. Laisseras-tu ta place à une femme dans le district de Buckingham ?

La question du net


Liens