Le maire de Cantley, Steve Harris, et la responsable de la délégation de la ville d'Ornans, Marie-Jeanne Petitet, ont trinqué ensemble en octobre. (Photo: Patrick Voyer)
Une grosse année 2008 à Cantley
Plusieurs dossiers ont été traités de front par le conseil municipal de Cantley en 2008, dont la plupart sous-tendent le plus gros enjeu de la municipalité: une population grandissante.
Cet accroissement n'entraînera toutefois pas de hausses de taxes foncières en 2009, compte tenu que les revenus de la municipalité augmentent. Une situation idéale pour une municipalité dont la diversification des services est de plus en demande. Le maire Steve Harris estime que l'important est de respecter la capacité de payer des citoyens, même si le prix du carburant et l'hiver auront fait grimper les factures en période hivernale.
Tel que spécifié dans sa planification déposée officiellement en décembre, Cantley se concentrera sur cinq axes principaux afin d'offrir la meilleure qualité de vie possible à ses résidents: le développement industriel léger et la transformation, le noyau villageois et les services de proximité, le transport collectif et l'achalandage routier, le récréotourisme et les événements ainsi que les services communautaires à la population.
Un nouveau directeur général
Avec le printemps est arrivé un nouveau directeur général et greffier à Cantley. Vincent Tanguay a été charmé par l'environnement de la municipalité et a quitté la ville de Coaticook pour s'établir avec sa famille en Outaouais. Jeune et dynamique, Vincent Tanguay s'est vite intégré à l'équipe et son embauche a été confirmée en novembre.
Politique environnementale et familiale
Steve Harris a participé à la fin octobre au forum sur la gestion des déchets, un dossier chaud pour la municipalité. Il a été décidé en 2008 que le recyclage serait réalisé systématiquement sur le territoire, même dans les commerces. Un site de récupération de déchets domestiques dangereux a également été installé sur le terrain de l'hôtel de ville.
En avril, la politique familiale a été adoptée à l'unanimité (tout comme le redécoupage des six districts électoraux à l'été) afin de «promouvoir la famille et la rendre plus à l'aise.» Cela se traduira notamment par des subventions pour des couches lavables, une sécurité accrue dans les rues et les sentiers, le développement du Parc central, des pistes cyclables dans le Parc central et des pistes qui relieront les parcs entre eux.
De la belle visite à l'hôtel de ville
Le conseil municipal a honoré au début juin le travail de neuf ex-membres de sa brigade des incendies, qui ont contribué à bâtir le Service depuis 1989. Parlant de cette brigade, les numéros civiques ont été installés au printemps pour améliorer son travail. De plus, le Comité de jumelage de Cantley a reçu en octobre ses cousins de la municipalité d'Ornans, avec qui il effectue des échanges culturels depuis 2001.
La saga du DMS
Le copropriétaire du Dépôt de matériaux secs de Cantley, Denzil Thom, celui-là même qui poursuit les citoyens Serge Galipeau et Christine Landry pour 1 250 000$ (une "poursuite bâillon" juge Serge Galipeau), a fait visiter le site d'enfouissement aux journalistes cet été. M. Thom voulait ainsi répliquer à Steve Harris (qu'il poursuit pour 225 000$) et prouver qu'aucun gaz nocif n'émane du DMS. Surtout qu'en avril, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) du Québec assurait dans son rapport que le traitement des biogaz du DMS de Cantley est efficace à 97,3%.
La croisade des citoyens contre M. Thom et son associé, Gilles Proulx, se rendra jusqu'en Cour supérieure, à Québec. Le juge Normand Gosselin a appris cet automne aux citoyens lésés qu'il ne changerait pas le lieu de l'audience, une décision évidemment mal accueillie.
Rappelons que le DMS de Cantley a essuyé deux revers en appel au Tribunal administratif du Québec.