Un quatuor fort ingénieux fait briller l'UQO à l'échelle provinciale!
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Alexandre Beaulieu, Denis Auger, Jamil Ben Alluch et Maxime Brinck-Croteau, quatre étudiants à la faculté de génie de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), ne manquent pas d'imagination et d'ingéniosité.
Faisant équipe avec la délégation de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), le quatuor a mis la main sur le deuxième prix lors des Jeux du génie 2009, qui se sont déroulés du 3 au 7 janvier à Montréal. Ce sont des étudiants de l'Abitibi-Témiscamingue qui ont monté sur la plus haute marche du podium. L'équipe de l'UQO a même obtenu un prix pour son dynamisme.
C'est à l'épreuve de la «machine» que les étudiants de la région se sont démarqués et ont séduit le jury lors de la compétition qui avait pout thème cette année l'aérospatiale. En l'espace de trois mois, en même temps d'étudier d'arrache-pied, ils ont conçu un robot capable d’accomplir différentes tâches dans une tour d’environ deux mètres faisant office de chantier de construction de la première base lunaire.
Leur machine, qu'ils ont surnommé affectueusement «Balsabot», devait accomplir les tâches suivantes: rassembler du matériel et le mettre dans le monte-charge de la tour, mettre sous tension le réseau électrique de cette dernière en appuyant sur un bouton, activer le monte-charge avec une cellule photo-électrique et communiquer avec le centre terrestre et confirmer la fin des tâches.
En à peine deux minutes, l'engin a effectué les commandes requises, au grand bonheur des quatre étudiants. En fait, des 11 délégations universitaires présentes à la compétition, seules deux (dont l'UQO-UQAM) ont vu leur machine se hisser jusqu'au haut de la tour.
Les récipiendaires du prestigieux prix étaient tout sourire lorsque rencontrés par La Revue. «On était assez confiant car le design et le fonctionnement de notre machine étaient simples», soutient Jamil. Quant à Alexandre, il estime que lui et ses collègues ont réalisé que ce n'est pas la quantité qui compte dans une telle compétition, mais bien la qualité. Des objets aussi banals que des élastiques de brocolis (pour le système de motrocité du robot sur la tour) et un pied de coupe à vin (pour la cellule photo-électrique) ont été utilisés par le groupe d'étudiants.
«On s'est vite rendu compte que peu importe les moyens que l'on a, quand l'idée de base est bonne, c'est ce qui importe», dit-il. Certaines équipes des autres universités étaient composées de huit à dix membres, et leur budget pouvait frôler les 3000$. «On visait une belle place, mais ce fut quand même une belle surprise», de dire Maxime, rappelant que lui et ses coéquipiers ont eu besoin d'un budget d'à peine 300$.
Notons que les Jeux du Génie est le plus gros rassemblement d'étudiants de ce domaine au Canada.