Philippe Roy Villeneuve, Jean-Paul Sabo Vatasescu et Gabriel Panich de l'école Du Versant iront représenter la région lors de la finale régionale du Défi inventif, le 30 mai au Centre des sciences de Montréal. (Photo: Michel Moyneur)
L'ingéniosité de dizaines de jeunes mise au défi!
Dans le cadre du Défi génie inventif
Des dizaines de jeunes génies en herbe de la région ont démontré tout leur savoir-faire aujourd'hui alors qu'était présenté la quatrième finale régionale du Défi génie inventif à l'école secondaire Du Versant.
Dès la matinée, la trentaine d'équipes à prendre part à la compétition organisée par le Conseil du loisir scientifique de l'Outaouais (CLSO) ont tenté de convaincre le jury de leur accorder l'ultime récompense: un laissez-passer pour la finale régionale qui se tiendra le 30 mai prochain du côté du Centre des sciences de Montréal.
Pour ce faire, les participants devaient présenter le fruit de nombreuses heures de travail résumé en un appareil où une balle de golf devait enclencher une cascade d'événements successifs, dont le dernier étant la projection d'un objet quelconque vers une zone de pointage.
Le même concept devait être respecté par toutes les équipes, mais le portrait final de l'invention et le choix des matériaux à utiliser demeuraient à la discrétion de chacune d'entre elles.
Dans la division «premier cycle», laquelle regroupait les concurrents de secondaire 1 à 3, la victoire est revenue à Simon Clavelle pour son projet nommé «La Pentapulte». En plus d'accéder à la finale provinciale, l'élève de secondaire 2 de Nicolas-Gatineau a mérité une bourse de 300$ de l'Ordre des ingénieurs du Québec. Le Centre des sciences de Montréal ne lui sera cependant pas inconnu puisqu'il s'y était aussi rendu l'année dernière pour défendre les couleurs de l'Outaouais.
Quant à la seconde division, celle du «deuxième cycle», la palme est revenue à l'équipe composée de Jean-Paul Sabo Vatasescu, Gabriel Panich et Philippe Roy Villeneuve de l'école Du Versant. Les quatre élèves, qui ont chacun reçu une bourse d'études de 1000$ de la faculté de génie de l'Université d'Ottawa, se rendront eux aussi dans la métropole avec leur projet «Ariane» baptisé en l'honneur des fusées européennes du même nom.
«On est pas mal fier du résultat final étant donné que c'était notre première participation au Défi génie inventif, a raconté Gabriel Panich qui, comme ses coéquipiers, est inscrit au programme de sciences enrichies à son école. On était un peu nerveux avant le début de la compétition parce qu'on avait eu qu'un seul essai de pratique et ça s'était mal passé.»
«Tout le monde qui suit les cours de sciences enrichies était obligé de participer au Défi, mais plusieurs l'ont fait seulement parce que c'était obligatoire. Nous, on voulait vraiment performer.»
Selon la directrice générale du CLSO, Chantal Fournier, le Défi génie inventif permet certainement d'éviter que quelques élèves décrochent de l'école.
«Ceux qui ont moins d'intérêt pour l'école sont souvent manuels et pour nous c'est un peu une manière de les garder à l'école tout en les intéressant à la science», a-t-elle expliqué au terme de l'événement dont elle s'est dite très satisfaite.