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Michèle Gavazzi, l'ultra-productive et enveloppante auteure

Elle lance le premier tome de sa première trilogie «La Malédiction de Tiens»

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 17 novembre 2006 à 14:00
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Michèle Gavazzi, l'ultra-productive et enveloppante auteure
Vu que Michèle Gavazzi abhorre les caméras, elle préfère, et de loin, la pochette de sa première publication! (Photo:Patrick Voyer)
Michèle Gavazzi, l'ultra-productive et enveloppante auteure
Elle lance le premier tome de sa première trilogie «La Malédiction de Tiens»
Elle n'aime pas les caméras, encore moins les séances de dédicaces, elle ne demande qu'à écrire. La Gatinoise originaire d'Uruguay Michèle Gavazzi est une auteure «embulée» qui est née pour noircir le papier.
Bien qu'elle possède un talent inné aujourd'hui difficile à calmer, la mère de trois enfants au milieu de la trentaine s'était accordée une pause d'une dizaine d'années pour que son jardin familial pousse droit.

Depuis que son pré-ado dévore les livres à une impressionnante fréquence, le rythme de croisière de son portable dépasse l'entendement. En 18 mois, elle aura accouché de deux trilogies. Les lois de l'édition ne pouvant clairement pas suivre sa vitesse d'exécution, le premier tome de Nessy Names et La Malédiction de Tiens sort tout juste des presses.

«Je l'ai écrit au départ pour mon fils de 12 ans, mais finalement je l'ai aussi écrit pour moi!» Non, ce n'est pas de l'égocentrisme à outrance, les auteurs et passionnés saisiront la nuance, le processus a permis à Michèle Gavazzi de renouer avec un art latent qui errait en elle. «En 2005, lorsque j'ai commencé, je me suis rendu compte que je ne pouvais vivre sans ça, ça me nourrit», avoue-t-elle.

Celle qui ne peut passer une journée sans pondre trois lignes nous gave de bouffe post-moderne. Elle situe son action dans le futur, à une époque où les ravages de l'activité humaine sont à leur paroxysme. «La race humaine est confrontée aux problèmes qu'elle a créés. Il y a de moins en moins de monde et les scientifiques sont convaincus qu'ils doivent produire la race parfaite, sans se rendre compte que la planète souffre», explique-t-elle. Les enfants n'ont pas de nom, les solutions sont cherchées au mauvais endroit, la pollution et les pandémies sont reines, bref ça va mal. L'héroïne, une hors la loi (de là le néologisme fabriqué avec Jessy James), porte en elle une clé dont la salvatrice serrure ne sera dévoilée que dans le deuxième tome!

«C'est une projection négative, si c'est vers ça qu'on s'en va… Enfin, ça reste de la fiction, même si on voit les problèmes de l'humanité d'en ce moment. Ils sont juste agrandis», précise Michèle Gavazzi. Des thèmes qui ne siéront peut-être pas à tous les jeunes (la cote est 13 ans et plus), mais son fils de douze printemps a réussi à éplucher le bouquin sans trop se perdre ou faire de cauchemars! Ils sont de toute manière au courant que la planète ne tourne pas rond.

«Je crois que les jeunes sont inquiets, car ils voient que les adultes le sont», poursuit l'auteure. Selon elle, les enfants perçoivent les messages publics d'une façon plus terre-à-terre, ce qui simplifie leur compréhension, alors que nous, nous aimons empiler les montagnes de poussière. Alors ne les sous-estimons pas, leur radar est aussi, sinon plus fonctionnel que le nôtre!

Michèle Gavazzi est d'avis que les hommes n'apprennent pas de leur histoire. Elle n'avait donc pas l'intention après Nessy Names de cesser de marteler. «La deuxième trilogie est plus fantastique, mais ça traite encore des problèmes de l'impact de l'humain sur la Terre, de l'environnement.» Pour en savourer le contenu, il faudra patienter…
Une optimiste
Bien que le fond de ses reliures ne soient pas toujours évidents à digérer, Michèle Gavazzi se dit pleine d'espoir. Après tout, elle ne fait que prédire ce qui pourrait nous fendre la caboche si on ne freine pas nos élans! Une fois que nos comportements sont mis sur la sellette, ne reste plus qu'à espérer que ça change avant que ça vire au vinaigre.
En demeurant optimiste, elle a gagné de l'assurance. Et quand Michèle Gavazzi est bien dans sa peau, les pages s'accumulent. «Le premier tome a été le plus long, car je l'ai fait à froid. Ensuite, je suis tombée dans le monde que j'ai créé. J'essaie de me souvenir de ce qui m'a projetée, peut-être les bulletins de nouvelles morbides…», ironise-t-elle.

Heureusement que l'amour qu'elle porte à sa famille et à son métier la comblent, parce qu'au dehors, c'est pas toujours rose bonbon! Son esprit s'estompe dans les nuages jour et nuit et elle vit constamment aux côtés de ses personnages, car la demande est forte, autant de la part de ses nièces et de ses enfants que du public. «Je ne savais pas ce que c'était que de faire lire aux autres…», avoue-t-elle avec humilité. Le sentiment qui l'habite maintenant est encore indescriptible, mais il est (ré)générateur d'inspiration…

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M@éLïe! :)

Commentaire mis en ligne le 11 novembre 2008
j'adore Nessy Names! J'ai hâte que Eva elfe des eaux sortes en librairie!

Isabelle Lizotte

Commentaire mis en ligne le 17 novembre 2006
Après les chevaliers d'émeraude, Amos D'Aragon et Harry Potter, NESSY NAMES arrive juste à point! Je l'ai savouré et suis affamée pour les autres. Quel talent!

Philippe Duron

Commentaire mis en ligne le 17 novembre 2006
Je l'ai déja lu (dévorré plutot!) et ai été absolument emballé par l'histoire et le style! J'ai bien hate que la suite paraisse!

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