Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Fermeture de l'école Notre-Dame-de-la-Garde de Val-des-Bois!

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 25 janvier 2007 à 13:45
Réagissez à cet article
Fermeture de l'école Notre-Dame-de-la-Garde de Val-des-Bois!
La consultation publique concernant le maintient de l'immeuble scolaire de Val-des-Bois ne sera pas prise la semaine prochaine mais bel et bien au mois de mars.
La Commission scolaire au Cœur-des-Vallées (CSCV) désire rectifier une information inexacte parue récemment dans certains médias qui faisait suite au rapport du comité ad hoc - école Notre-Dame-de-la-Garde. Contrairement à ce qui était rapporté, les commissaires ne rendront pas de décision finale concernant le maintien ou non de l'immeuble Notre-Dame-de-la-Garde lors de leur rencontre du mercredi 31 janvier prochain à Val-des-Bois. Tout au plus, les commissaires pourront s'entendre quant à une orientation sur l'avenir de l'immeuble Notre-Dame-de-la-Garde. L'orientation se retrouverait ensuite dans le plan triennal de répartition et de destination des immeubles qui précise l'utilisation que la commission scolaire compte faire de chacun de ses immeubles au cours des trois prochaines années scolaires. «Le plan triennal sera présenté dans le cadre de la consultation prévue à la Loi sur l'instruction publique», précise Alexandre Iraca, président de la CSCV. Celui-ci ajoute d'ailleurs que «dans la mesure où la commission scolaire désire que le processus soit le plus démocratique possible, elle songe a la possibilité de tenir une audience publique sur le sujet.» Le plan triennal de répartition et de destination des immeubles devrait faire l'objet d'un accord de principe à la fin du mois de février. C'est donc dire que le processus de consultation sera vraisemblablement tenu au cours du mois de mars 2007.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Assemblée du 31 janvier 2007

Pierre Valois
Article mis en ligne le 1er février 2007
Conseil des commissaires tenu à l’immeuble Notre-Dame-de-la-Garde de Val-des Bois le 31 janvier 2007.

Probablement pour une des rares fois de son existence, le conseil des commissaires de la C.S. au Cœur des Vallées s’est réuni à Val-des-Bois pour disposer du rapport du comité ad hoc concernant la décision de maintenir ouverte ou de fermer cette école pour la prochaine année scolaire. Quand le croque-mort cogne à votre porte, c’est mauvais signe. Et quand ils sont seize plutôt qu’un seul, jugez de notre désarroi.

Donc, par un vote secret de 11 voix contre 5, puisque certains ne voulaient sans doute pas afficher ouvertement leur parti-pris, et en l’absence du commissaire représentant la communauté de Val-des-Bois (absence que nous espérons qu’elle nous justifiera ), ce conseil a adopté une orientation, soit celle de fermer définitivement l’école Notre-Dame-de-la-Garde de Val-des-Bois, à partir de la prochaine année scolaire. Cela que cela signifie pour la suite des choses, mais Pierre Perrault dirait plutôt Pour la suite du monde, c’est qu’il y aura tenue d’audiences publiques quelque part en mars prochain, à cette école, et la décision finale suivra le 2 mai prochain. Mais les commissaires sont plutôt du côté de la suite des choses que du côté de la suite du monde. Et bien que les commissaires auraient pu retarder cette décision d’une année, sans graves conséquences, ce qui aurait permis à la communauté de réfléchir encore plus à son avenir, ils ont sans doute préféré frapper la communauté avant qu’elle ne s’organise.

Il faut sans doute rappeler aux lecteurs du journal Le Droit, que cette école secondaire a été la toute première en Outaouais (1947) à regrouper l’ensemble de sa clientèle scolaire qui fréquentait, ce qu’on appelait en ce temps-là, les écoles de rang. Certains me disent même qu’il s’agissait d’une toute première pour le Québec tout entier. Pour l’époque on ne peut que féliciter ces commissaires d’avoir eu cette audace et cette vision, ce que nous ne pouvons évidemment pas faire, pour ceux d’aujourd’hui. SOIXANTE ANS plus tard, leurs successeurs viennent de prendre l’orientation de la fermer. D’ailleurs, l’examen du bail emphytéotique signé en 1946 par l’assemblée des marguilliers et Mgr Vachon nous apprend que la fabrique loue pour 99 ans une parcelle de terrain « à raison d’une redevance ou loyer de $12.00 par année, la partie de terrain » qui allait servir à l’érection de cette école « avec clause que dès que le terrain …ne servira plus pour fins scolaires il devra automatiquement retourner à la fabrique ».

L’événement qui aurait porté les commissaires à prendre cette décision c’est la fin de l’entente qui prévalait entre la C.S.. Pierre Neveu et la C.S. Au Cœur des Vallées, entente qui permettait aux élèves de Notre-Dame-du-Laus de fréquenter l’école secondaire de Val-des-Bois. Cela se serait traduit par la perte de 35 élèves ; mais sans doute pourrions-nous plus parler de clients, si nous voulons utiliser un vocabulaire plus concordant avec les visées de la majorité des commissaires. Les commissaires nous ont dit que c’était là le drame de la décroissance de la clientèle. C’est plutôt le signe de l’incapacité des autorités de développer une économie régionale au service des communautés de la Basse-Lièvre, et qui force tous les jeunes à partir pour la ville. Avec pour conséquence que le présent conseil se sera vu forcer d’examiner la question du maintien de cette école. Selon les prévisions de la C.S. la clientèle serait de 76 élèves en (2007-2008), de 49 élèves en 2008-2009 et de 56 élèves en 2009-2010.

Un comité ad hoc a été formé le 15 décembre 2006, pour examiner cette situation et formuler des recommandations. Le commissaire Brière a bien résumé les travaux du comité et il est le seul des commissaires présents a avoir bien et énergiquement défendu les propositions avancées dans le rapport de ce comité, soutenant que les propositions contenues au rapport pourraient permettre, sur une base expérimentale, de maintenir encore ouverte cette école pour trois ans, à la condition que cette école puisse prendre en charge la formation des adultes, et quelques autres dossiers. Mais ce comité avait-il tout le temps requis pour examiner d’autres voies ? La célérité mise à régler cette question est suspecte, surtout quand on la compare aux délais qui ont été accordés à une autre école, placée devant le même dilemme.

Mais l’ensemble des autres commissaires opposés à cette idée ont invoqué des questions d’équité, en soutenant que de maintenir cette école ouverte aurait pour conséquence de privilégier la clientèle de Val-des-Bois au détriment de celles des autres écoles, puisque les dépenses qu’on devrait y faire dépasseraient ce que l’on accorde aux autres écoles. Certains ont même invoqué le précédent de l’école primaire de Notre-Dame-de-la-Paix, où le conseil municipal aurait accepté de verser 50,000$ pour la maintenir ouverte. Mais ces commissaires ont vite oublié ce que la communauté a déjà investi pour soutenir son école par le passé, somme qui dépasse ce que Notre-Dame-de-la-Paix a fait. Et qui dépasse fort probablement ce que cette commission scolaire a fait pour Notre-Dame-de-la-Garde. Nous verrons bien si le directeur général sera en mesure de respecter l’engagement qu’il a pris de nous fournir les dépenses en immobilisation réalisées dans cette école depuis les 10 dernières années. En faire fi, c’est négliger de prendre en considération ce que la communauté a déjà fait pour cette école par le passé. C’est aussi prendre tous les contribuables des municipalités de Val-des-Bois, N-D-de-la-Salette, Bowman, Val-des-Monts et Denholm comme quantité négligeable : désormais l’ensemble de nos taxes serviront à payer les frais du transport scolaire, somme que le commissaire Brière a estimé à 50,000$, et qui ne dépasse pas, toujours selon M. Brière, le manque à gagner pour cette école pour demeurer ouverte.

Au surplus, il faut sans doute rappeler quelques faits, et qui ne tiennent pas compte de toutes sortes d’autres déboursés engagés par la municipalité à l’égard de cette école. En effet, le conseil municipal de Val-des-Bois avait, dans le passé, conclu une entente avec la direction locale pour ouvrir, à l’intérieur de cette école un Centre-Jeunesse. Après quelques années, la municipalité s’est fait répondre qu’il n’était plus question de continuer de les accueillir, et le conseil a donc du leur construire un local, au coût de plus de 100,000$. Mais ces commissaires ne s’en souvenaient plus.

Et ce fut un peu la même chose pour la question de la bibliothèque. L’école l’a hébergé pendant un certain nombre d’années. Mais, la C.S. incapable de lui fournir des locaux adéquats, encore là, le conseil municipal a du se résigner à en faire construire une, en collaboration avec le réseau de la Bibliothèque Centrale de Prêt de l’Outaouais. Les commissaires nous parlent de partenariat. Voilà une occasion qu’ils ont raté; comme si une si petite communauté comme celle de Val-des-Bois pouvait se permettre le luxe d’entretenir deux bibliothèques. Mais c’est à cela que nous avons du nous résigner. Mais ces commissaires ne se souvenaient plus de cela non plus.

Comme cette école secondaire ne possède pas de centre sportif, ni de gymnase, encore ici le conseil municipal a mis à la disposition de la commission scolaire, la patinoire municipale, dont il a payé le terrain en en faisant l’achat de la Cie. James MacLaren, qui était propriétaire de cette parcelle de terrain. Elle a payé pour la construction de cette patinoire et des divers équipements qui s’y rattachent, et la commission scolaire a toujours eu tout le loisir de l’utiliser, sans frais. La municipalité a également fait poser une couche de bitume, un peu plus tard, pour l'améliorer, et paie depuis tous les frais de sa préparation et de son entretien. Vous comprendrez qu’encore ici, la mémoire des commissaires a fait défaut.

Et quand il s’est agi du réaménagement de la cour de l’école, pensez-vous que ce sont nos commissaires qui ont voté des crédits pour transformer ce fond de cour des années quarante en un terrain de jeu convenable ? Et bien non, il a fallu que les élèves et le corps professoral s’y mettent et présentent un projet dans le cadre de l’émission Virginie, gagnent le concours pour toucher une subvention de près de 20,000$. Bien compréhensible qu’ils n’aient pas conservé le souvenir, cela ne sortait pas des goussets du budget de cette commission scolaire. Alors que faisaient donc ces commissaires quand le conseil municipal prenaient des décisions qui auraient du leur revenir de droit ?

Et ajoutons, que depuis 60 ans, très peu d’investissements ont été faits pour améliorer cette école. La paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde fêtera son centième anniversaire en 2008, et dans ce cadre, nous avons effectué quelques recherches pour retrouver des photographies d’archives de 1947, datant du moment de la construction de cette école. Vos lecteurs seraient surpris de constater que rien n’a changé, à l’exception peut-être de la fenestration. Mais pour le reste, cette école est restée figée dans le temps. Alors, quand nous nous comparons aux autres écoles, en toute équité comme disaient certains commissaires, nous sommes surpris de constater l’écart qui sépare notre école secondaire des autres. Pas de laboratoire, pas de gymnase, pas de climatisation, pas de cafétéria digne de ce nom, un système de chauffage qui date probablement de sa construction, etc.… pas de services professionnels sur place…une direction partagée entre deux écoles…Et que dire de l’entretien général qu’on a fait de cette école durant toutes ces années : un entretien minimal.

Et ils viennent nous dire que nous coûtons trop cher ? Non, nous n’avons tout simplement pas été assez exigeants, nous nous sommes contentés de peu, de trop peu, et il est fort possible que cela n’ait pas été sans effet sur la décision, prise par un nombre plus en plus grand de parents, d’orienter leurs enfants vers des écoles secondaires mieux dotés et mieux outillés sur tous les plans.

Nous n’avons pas non plus été assez comptables des investissements que notre communauté a faits pour cette école et de ceux que la commission scolaire n’a pas réalisés au fil des ans. Et les commissaires nous en font maintenant payer le prix. Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la gale.

Et si comme l’a si bien souligné Pierre-Louis Lapointe dans son récent ouvrage La vallée assiégée, Buckingham et la Basse-Lièvre sous les MacLaren, 1845-1945, sur l’influence néfaste qu’a eu la famille MacLaren sur toute l’économie de la Basse-Lièvre, je suis tenté de dire à ces commissaires qu’ils perpétuent cette tradition de la famille MacLaren, et qu’ils sont sur le point de devenir les fossoyeurs de l’éducation sur toute la Basse-Lièvre. Ne nous méprenons surtout pas, le mauvais sort qui plane au-dessus de l’école de Notre-Dame-de-la-Garde de Val-des-Bois est également celui qui attend l’école de La Montagne de Notre-Dame-de-la-Salette. J’espère que les citoyens de cette communauté comprendront qu’ils doivent monter au front, comme nous.

Mais nous y sommes habitués ; depuis des lustres on nous dépouille de nos ressources : le bois de nos forêts pour les moulins d’ailleurs, l’eau qui nous passe sous le nez pour produire de l’électricité pour les Américains ou les Ontariens. En d’autres temps, c’était le minerai des mines de Notre-Dame-de-La-Salette. Nos commissaires veulent y rajouter nos enfants.

Alors préparons-nous en conséquence : Un fardier plein de pitounes pour les moulins à papier, un truck de billes en longueur pour les moulins à scie, qu’ils soient de Thurso, de Masson ou de Buckingham, un autobus jaune, plein de jeunes, pour Buckingham. Au retour, des fardiers, vides, mais au couchant du soleil, le même autobus jaune, qui ramène ses étudiants à leur …dortoir. Parce que c’est à cela que nous condamne toutes ces décisions prises par des fonctionnaires ou des gens de cette envergure : devenir une ville dortoir, un mouroir pour personnes âgées, et un territoire à purger de ses ressources.

Et dire, messieurs et mesdames les commissaires, que nous aurons encore l’hospitalité de vous accueillir, l’été venu, quand vous déciderez de venir passer vos vacances sur les rives de nos lacs et rivières. J’ose espérer que nous trouverons le courage de vous dire : « Si cela ne vous fait rien, la prochaine fois, allez donc passer vos vacances ailleurs, nous n’aimons pas les fossoyeurs».

En terminant je ne peux pas passer sous silence le témoignage émouvant d’une mère de famille qui est venu nous dire que son jeune fils, qui fréquente l’école de Val-des-Bois et qui n’a jamais eu l’habitude, par le passé, de rapporter l’ombre du plus petit insignifiant message que l’école adressait aux parents. Et bien ce fils, pour la première fois, a remis à sa mère, la note annonçant la venue des commissaires pour déterminer le sort de son école. Et en lui remettant cette note, il lui a dit : Maman, si l’école ferme, moi je décroche.

J’espère donc, pour la survie de notre toute petite communauté, que personne ne décroche, et que cela sonne une fois pour toute le réveil de tous mes concitoyens. Que tous les fossoyeurs se le tiennent pour dit ! Nous avons rendez-vous en mars prochain.





La question du net

  • Prévoyez-vous visiter Québec dans le cadre de son 400e?
  • Oui
  • Non

Liens