C’est officiel: l’Outaouais aime Vincent Vallières
De la simplicité et quatre rappels
Ceux qui aiment Vincent Vallières pour son authenticité ont redécouvert ce soir à la salle Odyssée une facette prédominante de sa personnalité: la générosité.
Après deux parties bien remplies, où l’énergie n’a presque jamais manqué, Vincent a terminé ça en beauté avec ses complices avec quatre rappels. Un large point d’exclamation à un alignement bien dosé entre balades, chansons pop et pièces plus rockées.
Qu’il puise dans n’importe quel de ses albums, de
Trente arpents à Le repère tranquille, le Sherbrookois, qui trouve toujours le moyen de briser le rythme en partageant des tranches de vie, est en pleine possession de ses moyens.
La seule chose qu’on pourrait lui reprocher parfois est d’être «trop lui»: on sait qu’il crée affalé sur un divan, eh bien certaines fois, on a l’impression qu’il y est toujours! Il est si cool qu’on le regarde avec un sourire en coin, rigoler avec ses potes, coupe de John Lennon et dégaine relâchée. C’est Vincent Vallières mesdames et messieurs.
Un gars authentique aux textes inspirés de son quotidien, de ses histoires de fou, de ses premiers amours, de ses voyages sur la route, des femmes, des chums, de l’adolescence. Chacun s’y reconnaît et ses airs entraînent les oreilles les plus difficiles, qu’elles aient des cheveux blancs ou blonds par-dessus.
Vincent Vallières en show est une célébration de la simplicité de l’existence, sans flafla. Un peu d’humour vient couronner le tout; comment ne pas se bidonner en le voyant se planter dans ses monologues parfois sans queue ni tête?!
En plus de sa générosité et de sa simplicité, le public aura eu la confirmation que Vincent Vallières est un hybride entre la machine à produire des succès radio et l’artiste de sous-sol poussiéreux qui crée pour le plaisir. Un bon équilibre qui le maintiendra dans le haut du palmarès de son genre… espérons qu’il gardera le cap!