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Une fiesta bien réussie pour le cubain Chiquitin et le montréalais Vic Vogel

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 10 février 2007 à 0:29
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Une fiesta bien réussie pour le cubain Chiquitin et le montréalais Vic Vogel
Chiquitin et Vic Vogel… deux amis qui se font une vraie fiesta sur scène.
Une fiesta bien réussie pour le cubain Chiquitin et le montréalais Vic Vogel
Quelle complicité entre le cubain qui parle à peine français, Alfredo Morales Chiquitin et le musicien montréalais Vic Vogel! Le duo a littéralement fait exploser la scène de la Salle Odyssée devant une salle presque comble qui a semblé apprécié la relation unique entre les deux artistes.
Le ton de la soirée a été donné dès les premières notes au piano de Vic Vogel, alors qu’il a décidé d’improviser le temps de quelques minutes. Sitôt fait, la scène était réchauffée pour l’arrivée de son comparse cubain, Chiquitin avec quelques-uns des succès de leur dernier album, Las Canciones Internacionales.

C’est donc sans grande prétention, mais avec l’intention d’avoir du plaisir et de rigoler que les deux légendes sont débarquées sur la scène gatinoise accompagnés au Congas par Lazaro René Saucedo qui fait aussi partie du Big Band de Vic Vogel.

Chiquitin, qui approche bientôt 75 ans, n’a rien perdu de sa forme d’antan puisqu’il réussi de sa voix impressionnante à aller d’un registre à l’autre sans fausse note. Vic Vogel quant à lui reste toujours un prodige du piano dont il n’est plus nécessaire de faire la présentation.

C’est un spectacle teinté d’un brin d’humour que les deux artistes, qui ont enregistré leur premier album ensemble en 2001, ont offert au public. Et décidemment, Vic Vogel n’a pas la langue dans sa poche, que ce soit quand il parle des 18 enfants (et des quelques femmes?) de son comparse ou bien quand il lance quelques jurons ici et là lors de ses commentaires.

Mais les moments les plus drôles sont venus du chanteur Chiquitin. C’est qu’il a tenté tant bien que mal de faire la conversation en français, mais l’exercice n’a pas été très fructueux. «Je ne parle pas souvent français, excusez-moi», a-t-il lancé avec un accent très prononcé.

L’énergique chanteur à la Frank Sinatra s’est aussi essayé en entonnant quelques paroles de la chanson bien connu de Tino Rossi et repris entre autres par Fernand Gignac, Donnez-moi des roses. Le public a aussi eu la chance de l’entendre deux fois plutôt qu’une, avec un autre extrait lors du rappel. «C’est la seule chanson qu’il connaît en français», a avoué son acolytes.

Que ce soit avec des succès plus connus tels Guantanamera et Besame Muchos ou d’autres provenant du Brésil ou de son pays d’origine, le chanteur a largement charmé hommes et femmes présents dans la salle.

Les deux septuagénaires font sans contredit un duo du tonnerre et leur simplicité transparaît sur scène autant que le lien unique qui semble les unir. C’est d’ailleurs main dans la main qu’ils ont terminé le spectacle, sous une pluie d’applaudissement bien méritée.

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