Stefie Shock, le roi de la discothèque!
Il aura fallu huit chansons avant que l’ancien DJ ne transforme ce soir la salle Odyssée en discothèque. Un décor qui lui va bien et dans lequel il mouille sa chemise de ses rythmes uniques et bouillants!
Chaque toune de Stefie est une invitation à danser: ses tubes disco font vibrer de la tête aux pieds et ses balades injectent une plaisante toxine dans le corps, un passeport garanti pour un vol plané. Même incommodé par un mal de gorge, il a utilisé sa meilleure amie adrénaline pour jouer les piètres, mais ô combien amusant danseurs, et le non moins sensuel chanteur.
Collé à une distribution musicale superbe, Stefie, qui avait offert la scène en première partie à Karine Tessier, a ratissé large dans son répertoire. Ses deux derniers albums en tête, Le Décor et Les Vendredis, il a rejoué les succès que le public attend de lui à chaque sortie, dont Un homme à la mer et le plus récent Ange Gardien, en plus de terminer ce petit marathon avec sa reprise du Moustique de Joe Dassin et une psychédélique pièce aux accents espagnols pas mauvaise du tout.
Un bon cocktail bien épicé dans lequel il évite les grands monologues. Seulement quelques incartades au sujet de sa passion pour le hockey et de petits gags sont venus ajouter à cette atmosphère déjà assez détendue! Le party, rien que le party!
Épaulé par une scénographie rappelant de vieux clubs des années 70 et des éclairages parfois aveuglément englobants, Stefie poursuit sa quête de richesse sonore, sa prospection des ambiances feutrées, son anticonformisme… Et il entraîne des fans de tout âge dans son sillage, que ses lignes déshabillent ou couvrent les tympans. Ça n’a jamais été plus vrai qu’en spectacle, où il ne passe pas par quatre chemins pour asseoir sa singularité.
S’il avait pu filer le parfait bonheur dans son système immunitaire, sans doute… ah, et puis non, malade ou pas, Stefie Shock est un choc à voir et à entendre. Original, certes, mais surtout contagieux pour la curiosité et la recherche de nouveaux sentiers, il n’y a pas une bactérie qui survit quand il se déchaîne.