Relations père et fils dans une fable pour enfants
La série pour l’enfance du Centre national des Arts est de retour avec, à l’affiche cette fin de semaine, Conte de la Lune, un spectacle qui donne la chance aux enfants de huit ans et plus d’entrer dans un univers théâtral où l’histoire et l’imaginaire sont au rendez-vous.
Dans cette fable écrite et mise en scène par Philippe Soldevila, les relations père-fils prennent tous leur sens. On y rencontre d’abord le fils qui, grâce à un journal intime et une robe de chambre, apprend à découvrir le destin de son père, d’origine catalane qui a quitté son pays pour poursuivre une panoplie de rêves : devenir écrivain, voir l’Amérique et également, permettre à sa mère, celle dont le nom signifie «neige» en catalan, de voir des flocons tombés du ciel.
Mais c’est surtout le père, à son tour devenu fils, dont on fera plus amplement connaissance. Ce fils qui, à l’aube de ses 10 ans, voit son père, un inventeur d’idées, revenir de prison. Ce même fils qui, dans un sommeil agité, se transforme à son tour en inventeur, non pas d’idées, mais de mots.
Les rires seront au rendez-vous grâce à l’imagination débordante du personnage principal, joué par le comédien Christian Essiambre. Équipé d’une mallette qui se transformera tour à tour en bureau de travail, en poste d’observation ou en bateau à voiles, ce jeune garçon saura charmer son public.
Mais au-delà de la comédie, des thèmes importants sont abordés, passant de l’immigration, à la réalité des années 1930 dans une Espagne en guerre, à la perte d’un animal, et finalement, à la perte d’un être cher qui n’a pas eu d’autre choix que de tendre la main de la lune plutôt que de la terre.
Conte de la Lune, présenté au Studio du CNA, 24 février (13h) et 25 février (13h et 15h). Billets en vente au coût de 12$ à la billetterie du CNA ou au 613 755-1111.