La politique est-elle si compliquée? Pas d’après Aristote!
Qu’est-ce «vraiment» que la politique?
La définition première d’Aristote est-elle en train de s’effacer?
Une des principales choses dont je me rappelle de mes cours de politique à l’adversité (côté noir de la Force universitaire), c’est que la politique a plusieurs définitions. Surtout plusieurs genres…
Il est fameux, (dans le sens «wow, il est fameux ce projet de Rapibus!», le genre de réplique que deux personnes normales se lanceraient assises sur un banc de parc) de se remémorer ces longues séances d’explications sur le sens théorique de la politique.
Justement, LA politique est le premier membre de cette famille éclatée qui, parents responsables oblige, a fait des enfants qu’ils ont laissé dériver avant de divorcer. LA politique est le contenant, l’abstrait, ce que les gens rejettent de la main comme s’ils venaient de voir une surprise oesophagienne sur le plancher, le concept de la hiérarchisation à n’en plus finir, les murs qui semblent infranchissables par le conscient et le subconscient.
Bon, suffit de s’intéresser un tant soit peu à LA politique pour décortiquer tout ça et se dire qu’on n’est pas si néophyte après tout. (Au fait, vous êtes-vous déjà traité de «néophyte» un jour? Ouf, c’est dur pour le moral, à ne jamais essayer en pleine accélération sur de la glace noire – celle qui est transparente comme toutes les autres, mais qui est surnommée comme ça à cause de l’asphalte qui gèle comme une cretonne en dessous. Drôle la vie, non?)
Donc, nous venons de prouver hors de tout doute (que je vous y prenne voir à lever le sourcil…) que LA politique est un cossin abstrait qui, tel un cossin simple, sait faire comprendre son utilité même si tout le monde trouve ça laid.
Ensuite, tout est flou dans cette mémoire d’électeur qui est la mienne. Mais, à force de lourdes réflexions, les termes UN politique, LE politique et LES politiques se dessinent vaguement pour troubler mon équilibre de consommateur de fastfood télévisuel.
LE et LES politique(s) concernent surtout la manière dont le contenant politique est transformé en contenu politique. Donc, les belles belles annonces à quelques semaines du vote, les promesses sans sceau de qualité ou d’authentification, les paroles en l’air, sous la Terre, sous l’eau qui sait, sont lancées. Hors campagne électorale, LE et LES sont les décisions prises selon le processus normal à l’Assemblée nationale. Pour actualiser tout cela, citons en le résumant Aristote, qui disait qu’il fallait qu’un individu soit en mesure d’en gouverner plusieurs. Pas en le faisait suer, en le représentant comme il aimerait être représenté.
Enfin, UN politique est celui ou celle qui met en lumière ce charabia qu’est le contenant politique. C’est l’élu, le simple citoyen qui devient un jour connu, sa sellette lui seyant swell. Et en passant, la grosse Cadillac n’est pas un pré requis pour s’assurer le respect de ses électeurs, toujours selon Aristote, qui était un infernal amateur de char.
L’élu n’est pas supposé s’enfler la tête, seulement s’occuper de ses concitoyens comme un père ou une mère ferait avec ses enfants… UN politique est une fraction du système qui s’unit à d’autres pour faire s’emboîter les pièces du casse-tête, si puzzle il y a.
Ceci étant dit…
Que se passe-t-il en pratique, dans la réalité? Je ne vous ferai pas l’énumération de ce qui peut se voir ou s’entendre dans une seule journée de campagne, vous êtes assez non oisifs pour le savoir!
Ce que vous pouvez cependant essayer de tenter de faire, c’est de vous arrêter cinq secondes et analyser dans vos propres mots et pensées terre-à-terre ce qui se trame. Prenez ce qui vous est lancé à droite et à gauche et établissez vos limites, définissez LA politique du mieux que vous pouvez. Prenez un petit instant pour faire le vide, sans aller aux toilettes quand même, et arrêtez-vous à l’essentiel: s’approchent-ils ou s’éloignent-ils à la vitesse de la lumière du sens premier de LA ou DU?
Les conclusions que vous tirerez, si vous vous donnez la peine, vous feront sourire ou rager, c’est selon. Mais elles ne vous laisseront pas indifférentes, car l’humain est ainsi constitué qu’il doit réagir quand du positif ou du négatif débarque dans sa vie avec un voyage de sable.
Vous savez, je suis tannant avec ça, mais Le Gros Bon Sens peut se trouver partout, mais il faut vouloir le dénicher. Alors laissez tomber le superflu, les attaques personnelles, les plate-forme floues ou flasques, les chiffres, les habits-cravates, et respirez à fond.
Faites-vous VOTRE politique, car c’est par et pour vous qu’elle est née et subsiste. Et pour les rancuniers de mauvaise foi qui pullulent sur la surface terrestre, dites-vous que LA politique ne disparaîtra jamais: comme l’oxygène et les édifices gouvernementaux, elle est essentielle. Alors autant apprendre à s’en faire une alliée même si elle nous fait cracher!