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Mellissa Fung s'est fiée à son instinct pour survivre à son mois de captivité

Presse Canadienne Article mis en ligne le 12 novembre 2008 à 1:00
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Mellissa Fung s'est fiée à son instinct pour survivre à son mois de captivité
Mellissa Fung lors d'un interview avec CBC le 12 novembre, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/HO-CBC
TORONTO - La journaliste du réseau anglais de Radio-Canada Mellissa Fung a raconté s'être fiée à son instinct pour survivre pendant le mois qu'elle a passé en captivité après avoir été enlevée, en Afghanistan. Elle a réussi à cacher un téléphone cellulaire à ses ravisseurs, leur a fait promettre qu'ils ne la tueraient pas, a fait semblant d'être malade pour accélérer les négociations en vue de sa libération, et s'est répétée in petto: "je ne peux pas mourir".
Mme Fung, qui est âgée de 35 ans, venait de terminer des entrevues avec des réfugiés afghans, le 12 octobre, quand des hommes armés se sont emparés d'elle. Elle a tenté de résister et frappé un des ravisseurs. On l'a alors poignardée à l'épaule.
Elle a été libérée samedi, et a parlé à CBC mercredi à propos de son expérience au cours d'une entrevue d'une heure accordée à partir d'un lieu non divulgué, à l'étranger.
Maintenue au plancher d'un véhicule immédiatement après son enlèvement, perdant du sang à cause de sa blessure à l'épaule, elle a déclaré avoir vécu là l'un des moments les plus effrayants de tous, notamment parce qu'elle ignorait où on l'emmenait et qui étaient ses ravisseurs.
Mais ceux-ci lui ont dit qu'ils ne la tueraient pas. Ils lui ont aussi affirmé qu'ils étaient des talibans, mais au cours de sa captivité, elle est devenue convaincue que ce n'était pas le cas. Ils ne semblaient pas suffisamment organisés pour être des talibans, a-t-elle dit. Par exemple, ils ont voulu tourner une vidéo d'elle, mais n'ont pas pu parce qu'ils ne trouvaient pas de caméra vidéo.
Elle a passé la majeure partie de sa captivité dans une petite pièce souterraine, pas plus grande qu'un placard, sous surveillance presque constante.
Malgré le fait qu'on l'avait poignardée, la journaliste a dit avoir été relativement bien traitée. Ils ne l'ont pas frappée ou battue.
Maintenant en sécurité hors d'Afghanistan, elle a déclaré avoir souvent pensé à sa famille et à ses amis pendant sa séquestration. Elle s'inquiète également pour son "fixer", le terme utilisé par les journalistes occidentaux pour la personne qu'ils embauchent dans des pays dangereux comme l'Afghanistan ou l'Irak. Cette personne, souvent un journaliste local, peut remplir plusieurs tâches - conducteur, garde de sécurité, interprète lors d'entrevues avec des politiciens locaux ou des représentants talibans.
Certaines rumeurs ont circulé à l'effet que le "fixer" de la journaliste canadienne aurait été impliqué dans son enlèvement, chose qu'elle nie fermement. "Impossible", a-t-elle assuré.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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