Des soldats emportent le cercueil des trois militaires qui ont péri samedi, en Kandahar, le 14 decembre, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/Bill Graveland
BASE DE GATETOWN, N.-B. - Les soldats de la base des Forces armées canadiennes à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pleuraient la disparition de trois des leurs, dimanche. Les trois militaires ont péri la veille, quand leur véhicule militaire a sauté sur une puissante bombe artisanale placée en bordure de la route, dans le sud de l'Afghanistan.
Le commandant de la base a déclaré que le moral des troupes demeurait bon, mais que les amis et les camarades des trois soldats tués étaient profondément attristés par cette perte, qui porte le bilan des victimes issues de Gagetown à 10 depuis 2005.
La priorité sera de soutenir les familles dans ce moment difficile, a déclaré le colonel Ken Chadder, en conférence de presse à la base militaire, dimanche.
Le caporal Thomas James Hamilton, les soldats Justin Peter Jones et John Michael Roy Curwin, du Royal Canadian Regiment, ont perdu la vie dans l'explosion de samedi, ce qui porte à 103 le nombre de victimes militaires canadiennes de la mission afghane.
Le soldat Jones venait tout juste de quitter sa famille à Baie Verte, à Terre-Neuve-et-Labrador, après un brève permission au cours de laquelle il avait notamment célébré son 21e anniversaire.
La mère du caporal Hamilton a dit que son fils, qui était âgé de 26 ans, était né à Truro, en Nouvelle-Ecosse et a grandi à Upper Musquodoboit, à une demi-heure de Halifax, en Nouvelle-Ecosse.
Le soldat Curwin était originaire de Mount Uniacke, en Nouvelle-Ecosse, mais sa femme vit à Oromocto, au Nouveau-Brunswick, où est située la base de Gagetown.
Le premier ministre Stephen Harper, le ministre de la Défense Peter MacKay et la gouverneure générale Michaëlle Jean ont offert leurs sympathies aux proches des soldats. MM. Harper et MacKay et Mme Jean ont également adressé leurs voeux de prompt rétablissement à l'autre soldat blessé dans l'explosion, dont le nom n'a pas été rendu public.
Le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a lui aussi exprimé ses condoléances aux collèges et aux proches des disparus.
A Oromocto, des membres de la communauté militaire se sont réunis pour des cérémonies religieuses afin de prier pour les familles, et de se soutenir mutuellement.
Ces morts surviennent à peine huit jours après de ceux de trois autres militaires, tués dans des circonstances semblables sur la même portion de route, à 14 kilomètres à l'ouest de Kandahar.
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