MONTREAL - Le chef de l'ADQ Mario Dumont n'est pas le seul à souhaiter la disparition du Programme d'éthique et de culture religieuse mis en place depuis septembre au primaire et au secondaire par le ministère de l'Education.
Au nom d'un couple de parents de Drummondville, Me Jean-Yves Côté a obtenu la semaine dernière qu'un débat juridique se tienne en mai prochain, devant la Cour supérieure de l'endroit.
L'attaque sera double. Elle visera la commission scolaire des Chênes (Drummondville) d'une part et le Procureur général du Québec d'autre part. Dans sa requête initiale déposée en mi-septembre, le débat visait beaucoup plus large. L'audition de la semaine dernière a permis de le restreindre.
La requête revue et corrigée est attendue dans les premiers jours de décembre.
Me Côté demandera au tribunal de revoir la décision de la commission scolaire des Chênes qui avait refusé d'exempter les enfants du couple du cours décrié. Me Côté fera valoir que la commission scolaire s'est fait dicter sa conduite par un tiers, le ministère de l'Education. Le juge décidera si c'est le cas ou non.
Par la suite, Me Roy attaquera la légalité constitutionnelle du Programme d'éthique et de culture religieuse du ministère de l'Education.
Trois jours d'audition ont été prévues, soit les 11, 12 et 13 mai.
Lors d'une réunion partisane, dimanche à Granby, devant quelque 200 militants de la Coalition pour la liberté en éducation, M. Dumont s'était engagé à imposer un moratoire, au primaire, sur le cours d'éthique et de culture religieuse qui remplace depuis septembre les cours de religion et de morale.
A cette occasion, M. Dumont avait soutenu que les concepteurs de ce programme inspirés par le multiculturalisme de l'ancien premier ministre Pierre Trudeau se battaient par divers moyens détournés pour qu'il n'y ait plus, par exemple, d'arbres de Noël dans les classes, ce qui revient à nier l'identité québécoise.
En réplique, le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, a invité mardi le chef adéquiste à s'intéresser aux véritables enjeux en éducation plutôt que de "se faire le porte-voix d'une minorité de personnes au discours passéiste".
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