Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Harper discute économie avec Duceppe et Layton en prévision du discours du Trône

Presse Canadienne Article mis en ligne le 12 novembre 2008 à 1:00
Soyez le premier à commenter cet article
OTTAWA - Si les chefs des partis politiques fédéraux s'entendent sur le fait que l'économie devrait occuper une place centrale au cours de la prochaine session parlementaire, ils ne sont pas nécessairement d'accord sur les façons d'aborder la crise.
Après avoir rencontré le chef libéral Stéphane Dion la semaine dernière, le premier ministre s'est entretenu mercredi avec les chefs des deux autres partis d'opposition aux Communes en vue du discours du Trône.
Comme cela avait été le cas avec M. Dion, c'est l'économie qui a été au coeur des discussions entre Stephen Harper, le chef bloquiste Gilles Duceppe et le néo-démocrate Jack Layton.
Pour les deux rencontres, le ton était "courtois" et "respectueux", même si des divergences semblaient se dessiner sur les façons de stimuler l'économie et de juguler la crise financière.
Selon M. Duceppe, il sera possible de trouver des terrains d'entente sur certains sujets, même si d'autres points risquent d'être irréconciliables.
"Sur certaines choses on pourra. Sur Kyoto, je pense que nos positions sont vraiment très différentes, et (cette question) est liée à l'économie", a-t-il indiqué tout de suite après avoir rencontré M. Harper.
"Au-delà des impressions, je veux voir des réalisations", a-t-il lancé. M. Duceppe devrait rencontrer à nouveau la presse jeudi pour lui donner davantage de détails sur la teneur de cette discussion.
M. Layton a également dressé sa liste de demandes à M. Harper en fin d'après-midi et s'est dit satisfait du ton de sa rencontre.
"On a eu une bonne réunion, on a discuté d'économie. C'est la priorité évidemment pour les Canadiens, maintenant", a-t-il expliqué.
Il aurait demandé entre autres à ce qu'aucune baisse d'impôt ne soit accordée aux entreprises et que des fonds soient plutôt utilisés tant pour les infrastructures que pour la revitalisation de secteurs "clés", telles que les industries forestière et manufacturière.
Le chef néo-démocrate s'est également dit préoccupé par l'engagement pris le jour même par le ministre des Finances, Jim Flaherty, qu'Ottawa achète d'ici la fin de l'année financière des blocs de prêts hypothécaires assurés à concurrence de 50 milliards $.
"J'ai dit au premier ministre: qu'est-ce qui nous reviendra pour ce que nous achetons? Je pense que les Canadiens veulent savoir ce qu'ils obtiendront en retour de cette aide qu'ils accordent aux banques", a-t-il lancé.
N'empêche, il s'attend à ce que M. Harper retienne certaines de ses idées ou propose des choses similaires.
"Je crois qu'une partie de ce que nous recommandons sont des idées auxquelles il pourrait adhérer, certainement comme celle de protéger ceux dont l'épargne est fragilisée par l'effondrement boursier", a-t-il ajouté.
Le discours du Trône, qui doit obtenir l'approbation d'une majorité de députés aux Communes pour permettre au gouvernement de demeurer en place, aura lieu mercredi.
Comme les conservateurs n'ont pu obtenir qu'un second mandat minoritaire aux élections du 14 octobre, ils devront nécessairement mettre de l'eau dans leur vin s'ils veulent éviter de nouvelles élections à court ou moyen terme.
Un proche collaborateur de M. Harper confiait d'ailleurs il y a quelques jours que, bien que le gouvernement se réservera le droit de faire de certains projets de loi une question de confiance en chambre, "il ne cherchera pas de conflit".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

La question du net

  • Croyez-vous que le Canadien forme une meilleure équipe avec l'ajout des nouveaux joueurs?
  • Oui
  • Non

Liens