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Pour des ados outillés et des communications facilitées

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 19 mai 2007 à 9:00
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Pour des ados outillés et des communications facilitées
Le Centre de ressourcement Espoir a réussi à réunir plusieurs intervenants de différents milieux pour offrir des fins de semaine qui serviront à mieux outiller les jeunes, et à leur donner espoir, à eux et à leurs parents.
«À l’adolescence, on n’est pas un enfant, et on n’est pas encore un adulte, note Marianne Lacroix, intervenante en relations d’aide au Centre Espoir et conférencière lors des fins de semaine. Qu’ils soient le plus cool ou le plus bollé de la classe, ils ont tous des questionnements.»

Taxage, peines d’amour, conflits familiaux, drogues, sexualité, tous les sujets sont délicats à l’adolescence. C’est pourquoi le Centre Espoir a décidé de réunir sous un même toit différents spécialistes, tels qu’un orthopédagogue, un sexologue, un thérapeute en toxicomanie, un policier, etc.

«En thérapie habituelle, ça prend entre trois et cinq sessions minimum pour établir une confiance entre le psychologue et la personne, compare Marianne Lacroix. On établit la confiance pendant la fin de semaine, et ensuite, ils ont les outils pour continuer leur cheminement.»

Le but principal de ces fins de semaine, qui réunissent des jeunes de 12 à 17 ans, divisés selon leur âge et leurs expériences de vie, est de donner aux jeunes les ressources nécessaires pour prendre les bonnes décisions et contrôler et comprendre davantage leurs émotions.

«Je veux leur donner de l’espoir pour le futur, mentionne Mme Lacroix. Plusieurs prennent parfois des décisions drastiques et ce n’est pas nécessaire.»

Ce sont souvent les parents qui contactent en premier le Centre Espoir, ne sachant plus comment comprendre et communiquer avec leurs ados. Les parents sont souvent ceux qui prennent la décision d’inscrire leur ado à la fin de semaine: «Le dimanche, les ados sortent de là et ce sont les parents qui les comprennent un peu moins car leur enfant leur dit merci!», note Marianne.

Les ados participants sont invités comme intervenant flottant aux prochaines fins de semaine. Rémunérée, cette offre leur permet de poursuivre leur cheminement, d’accompagner et d’aider les intervenants et d’apprendre grâce à l’expérience de leurs pairs.

«La thérapie, ce n’est pas durant la fin de semaine que ça se passe, c’est à chaque jour que tu vis, quand tu vis des épreuves et comment tu vis avec ça», conclut Mme Lacroix.
Les parents seront heureux d’apprendre qu’éventuellement, des fins de semaine pour parents seront organisées. Pour l’instant, c’est toutefois leurs ados qui sont invités à passer le week-end au Camp Gatineau. Pour les dates et plus d’informations, visitez le www.centreespoir.com.

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