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Résultats des élèves de la CSCV: de retour au bas du classement

«On ne cherche pas à banaliser, on cherche à comprendre ce qui nous arrive» - Pierre Daoust

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 12 juin 2007 à 8:30
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Résultats des élèves de la CSCV: de retour au bas du classement
La CSCV a chuté de 40 rangs en un an du côté des résultats académiques.
Résultats des élèves de la CSCV: de retour au bas du classement
«On ne cherche pas à banaliser, on cherche à comprendre ce qui nous arrive» - Pierre Daoust
Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a récemment transmis les résultats des élèves du secondaire aux épreuves uniques qu’il impose à chaque année. La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées a connu d’importantes baisses à la fois de son taux de diplomation et de son taux de réussite pour l’année scolaire 2005-2006.
Le taux de diplomation des élèves, dans un parcours régulier de 5 ans, a chuté de 55,4% à 39,3%. Quant au taux de réussite, la CSCV est passée du 18e au 58e rang parmi les 62 commissions scolaires francophones. Un retour à la case départ, donc, pour une commission qui avait connu deux bonnes années d’affilée.

«Si on demande aux enseignants, ils nous répondraient peut-être que c’est cyclique, qu’il y a des meilleures cohortes certaines années…, affirme le directeur général Pierre Daoust. Mais ça n’apparaît pas dans nos statistiques!» Ce que veut dire M. Daoust est que la stabilité des résultats remarquée de 1998 à 2003 n’a été brisée que durant deux ans (2003-2005), alors que la formation d’un élève en dure cinq ans. Avec ce retour dans la «cave», la CSCV sait qu’elle doit faire ses devoirs.

Le DG soutient toutefois que les changements que vivent les écoles ne sont pas les seuls facteurs. L’élément le plus frappant de ces résultats concerne la chute importante du taux de diplomation chez les garçons: seul 29,8% de ceux-ci ont terminé leurs études secondaires, alors que chez les filles, ce taux demeure stable à 50,9%.

«Au-delà de ce qu’on dit, que l’école est davantage faite pour les filles, il y a le fait que de plus en plus de jeunes garçons travaillent. Socialement, depuis une dizaine d’années, l’argent est devenu un enjeu majeur et les gars travaillent plus d’heures que les filles», estime Pierre Daoust. Selon les normes provinciales, si un élève bosse plus de quinze heures par semaine en même temps que les classes, il coure à sa perte.

M. Daoust croit qu’une meilleure valorisation des parents concernant la préparation des examens, surtout au mois de juin où le taux d’absentéisme est quasi ridicule, serait primordiale. «Pour réussir ses examens, ça prend de la préparation, de la rigueur, un plan et des efforts. La nature humaine ne changera jamais. Par contre, ce qui est véhiculé dans la société et dans les publicités, c’est que ça a l’air tellement facile d’obtenir des résultats… On croit encore à la magie de se présenter aux examens en se disant ‘on verra’!»

Autre pensée magique que déconstruit Pierre Daoust: penser que si on n’aime pas l’école normale, la formation professionnelle agira comme un filet de sûreté. «De plus en plus, pour aller vers les filières de formation professionnelle, ça prend un secondaire 4, et dans beaucoup de cas, un secondaire 5», précise-t-il.

Parmi les autres raisons que peut trouver le DG, notons les sept journées de grève connues en 2005-2006, un nombre plus élevé que dans l’ensemble de la province. Le temps d’enseignement accordé aux élèves a donc été affecté par ces débrayages.

Cette grève s’est ajoutée au manque de stabilité déjà remarqué du côté du personnel enseignant. «Il y avait beaucoup de remplacement et nouveaux enseignants, avec à la source des congés de maternité et de paternité. Mais on ne cherche pas à banaliser, on cherche à comprendre ce qui nous arrive», nuance le directeur général.

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