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Émily Bégin lance un deuxième album vivant et audacieux

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 21 juin 2007 à 14:21
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Émily Bégin lance un deuxième album vivant et audacieux
Émily Bégin sait se distinguer par son style urbain et disco à la fois. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
Émily Bégin lance un deuxième album vivant et audacieux
Comme le contenu et la pochette de son second album, Émily Bégin dégage une énergie contagieuse. Il n'est alors pas étonnant que son deuxième disque ait des sons de disco des années 80 avec une touche de modernité.
Si la chanteuse de 25 ans a décidé de prendre cette tangente, c'est qu'elle voulait retourner aux origines de la musique pop. «Une partie du pop vient de là, c'est un retour à ce son qui est très populaire. C'est aussi une belle continuité et un choix que j'ai fait», explique l'ex-académicienne.

Son premier extrait radiophonique s'inscrit très bien dans cette lignée, alors qu'elle a choisi de reprendre une chanson de Dalida, Laissez-moi danser, tout en y ajoutant une sonorité actuelle. «Ma mère écoutait ça, alors je connais ça depuis longtemps. Et dernièrement, alors qu'on en était à la conception de l'album, on m'a demandé de chanter cette chanson-là au concours Mannequin d'un jour et j'ai décidé de l'ajouter à l'album», avoue-t-elle.

Selon Émily, c'est un album qui malgré son côté très disco a beaucoup de caractère. «C'est un peu comme le premier, mais avec des textes plus proches de moi et des histoires vécues. C'est un peu comme un tome deux, malgré les différences, ça fait toujours très dance floor», soutient la chanteuse.

C'est aussi un style qui lui colle à la peau depuis longtemps. Celle qui avoue être une «showgirl» croit que c'est ce que les gens attendent d'elle. «C'est ce que j'aime et ce qui joue dans ma voiture et sur mon iPod. Quand j'étais jeune et que je faisais des spectacles je chantais du Madonna et du Mitsou. Si j'allais ailleurs que là, c'est là qu'il aurait un problème au niveau personnel et sonore», ajoute Émily Bégin.

La pochette de son album suit d'ailleurs son contenu, alors que le rose, le jaune, le noir et le blanc se côtoient de manière à accrocher au premier regard. «Ça va dans le même sens que l'album. Je ne me serais pas vu pied nu dans un champ», lance-t-elle à la blague.
Des talents cachés
Celle qui était de la cuvée de Star Académie 2003 avoue que la production de son second album aura été très différente que lors de son premier disque. «Au début, tu ne connais pas trop l'affaire et il faut que tu fasses confiance à la compagnie, mais maintenant que ça fait quatre ans que je suis dans le milieu, j'ai voulu plus m'impliquer et m'investir dans le processus», souligne-t-elle.
Cette fois-ci, elle s'est aussi investie en écriture, alors qu'elle a signé quatre des chansons sur son album. «Honnêtement, je ne rêvais pas d'écrire, c'est arrivé comme ça. J'écrivais quelques paroles sur certains sujets et la compagnie a aimé ça. Moi je me disais qu'un auteur aurait pu écrire une chanson à partir de ça, mais finalement les messages que je passais étaient directs et ça plaisait à tous», de dire Émily.

Pour la chanson Adrénaline, le déclic s'est fait lorsqu'elle a entendu la mélodie. «J'ai ressenti un feeling comme celui que tu as avant de monter sur scène. Pour moi c'est un besoin, si je n’en ai pas, ça ne marchera pas. C'est comme une drogue, un jet au cerveau», croit-elle.

Quant à Sans au revoir, il s'agit d'une chanson beaucoup plus touchante, alors qu'elle parle d'une connaissance qui a perdu la vie à cause de l'alcool au volant. «C'est bon de toujours en parler, ça fait du bien», ajoute-t-elle.

Pour ce qui est de Hors-la-loi, elle représente le sentiment qu'elle avait lorsqu'elle a commencé sa relation avec l'ex-académicien, Martin Rouette. «On contait des menteries à tout le monde parce qu'on ne voulait pas que ça se sache des médias. Tout le monde a déjà eu un petit côté hors-la-loi», affirme Émily.

Finalement, la chanson Bienvenue est un peu un hommage au cabaret des années 30, à l'époque où les femmes commençaient à s'émanciper. «C'est comme si je prends la main de quelqu'un et que je lui dis: viens faire un tour dans les années 30! C'est une génération qui a beaucoup changé la femme, avec les teintures, les pantalons et les cheveux courts», explique-t-elle.

Alors qu'elle n'a pas encore décidé l'allure que prendra sa tournée, elle espère pouvoir commencer par faire une tournée dans les clubs, pour ensuite faire des spectacles. En attendant, elle sera de la comédie musicale Neuf qui débarque en Outaouais les 12 et 13 octobre prochain.

Après quatre ans dans le milieu de la chanson, elle avoue ne pas regretter son expérience à Star Académie et ne pas avoir honte d'en parler. «J'ai par contre de moins en moins l'étiquette, mais ça ne me dérange pas, je suis fière de l'avoir fait, c'est une énorme expérience», conclut-elle.

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