La tête d’idole en chocolat, pas facile à faire, mais pas impossible non plus !(Photo: Marie Pier Lécuyer)
Du chocolat plein la tête!
Du chocolat, des tonnes de chocolat… c’est ce qu’ont présenté le groupe d’Ingénierie simultanée présentée aux jeunes du secondaire (ISPAJES) de la polyvalente Nicolas-Gatineau à leurs parents et amis alors qu’ils ont reproduit la tête d’idole, exposé au Louvre, uniquement avec cette matière.
Le programme ISPAJES existe depuis plus d’une dizaine d’années dans plusieurs endroits au Québec, mais il s’agit de la première participation de la polyvalente Nicolas-Gatineau. Ce cours s’adresse à des jeunes de secondaire trois et a pour but de leur faire connaître l’ingénierie. Mis sur pied par l’Université de Sherbrooke, le programme offre à chaque année un défi différent aux écoles participantes.
Cette année, chaque école se voyait attribuer un musée différent et devait choisir une œuvre d’art qui s’y retrouvait. La difficulté: un espace restreint et un budget de 80$. «C’est un défi très relevé pour des jeunes de 14 et 15 ans. Ce serait un défi tout aussi difficile sinon plus pour un groupe d’adultes», avoue Dominic Vaillancourt, enseignant du cours ISPAJES.
Le tout commence en début d’année, alors qu’une vidéo est envoyée à chaque école avec les éléments qui sont nécessaires au projet. «L’un des objectifs à accomplir était de faire ressentir une émotion chez le client. Nous on s’est dit que pas mal tout le monde aime le chocolat et donc qu’ils allaient ressentir le désir», explique Pénélope Robinson, l’une des membres du groupe.
Après avoir fait des recherches sur les œuvres exposées au Musée du Louvre, le groupe en est venu à l’idée de reproduire la tête d’idole, une œuvre qui avait été retrouvé dans la petite île de Kéros au cœur des Cyclades, datant d’environ 2000 ans avant Jésus-Christ. «On s’est dit que le faire en chocolat serait originale, plus que de le faire en bois ou en argile», raconte Pénélope Robinson.
L’exercice n’aura pas été facile pour le groupe d’élèves, alors que quelques embûches se sont présentées en cours de route. Que ce soit dans le mécanisme pour faire la statuette ou bien pour le temps de séchage du chocolat, quelques anicroches sont survenues, sans toutefois causer problème. «La dernière fois qu’on l’a fait, ça a marché», se réjouit-elle.
Le travail fait ne se limitait pas seulement à la conception de l’objet alors que quatre comités étaient formés, soit qualité, conception, recherche et développement et marketing. «J’ai bien aimé l’idée que ça se rapproche du marché du travail, ça sort du cadre scolaire. Moi l’important ce n’était pas le résultat final, mais de faire vivre toute l’expérience qui l’entoure. Ils ont monté le concept en seulement quatre mois, c’est impressionnant», conclut Dominic Vaillancourt.