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Comme un poisson dans l’eau…dans une salle de classe!

La passion de Louis Cournoyer

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Article mis en ligne le 26 juin 2007 à 6:49
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Comme un poisson dans l’eau…dans une salle de classe!
Avec la venue des classes, l’éternelle angoisse des notes de fin d’année. Si, pour les élèves, la joie des vacances est enfin arrivée, certains profs, eux, ont plus de difficulté à voir leurs protégés les quitter. (Photo:Dominique Poirier)
Comme un poisson dans l’eau…dans une salle de classe!
La passion de Louis Cournoyer
Le système scolaire est en chute libre, la réforme ne tient pas debout, les profs sont épuisés… Les critiques ne se font pas tendre à l’égard du système d’éducation québécois. Malgré tout, certains trouvent, dans ce contact quotidien avec les adultes de demain, leur vocation.
C’est le cas de Louis Cournoyer, professeur de mathématiques à la polyvalente Nicolas-Gatineau. Depuis sept ans, il se lève tous les matins avec le même bonheur, celui de côtoyer les étudiants, et de leur transmettre sa passion pour les mathématiques…et pour les sports.

Car depuis deux ans, M. Cournoyer est doublement choyé. En effet, il a comme responsabilité d’enseigner au programme sport-études, un emploi tout désigné pour quelqu’un qui est lui-même un sportif et qui a joué plusieurs années au hockey dans son adolescence.

«Je suis choyé d’être au sport-études, je suis à ma place, dans mon élément», admet l’enseignant. Pour appuyer ses propos, il n’a pas hésité à écrire une lettre à ses étudiants, lettre qui leur a remis peu de temps avant la fin des classes.

«Je vous remercie d’avoir été des élèves "modèles", d’avoir cru en moi, de m’avoir fait confiance et par-dessus tout, d’avoir rendu ma vie d’enseignant si agréable, peut-on lire dans cette missive. On vous a souvent dit que vous étiez privilégiés d’être au programme sport-études, mais cette fois-ci, c’est à moi de vous dire que le vrai privilégié, c’est moi. Vous avez confirmé mon choix d’être enseignant et je vous en serai éternellement reconnaissant.»

Il l’avoue toutefois, il ne faut pas compter ses heures pour être professeur. La planification, les cours, la préparation des examens et le travail à faire en équipe avec les autres professeurs, sans oublier les périodes d’aide offertes aux étudiants qui ont des questions, prennent certainement du temps. Mais apparemment pas suffisamment pour que le professeur s’empêche de visiter, à tour de rôle et sans exception, les patinoires, les terrains de soccer et les gymnases pour voir ses étudiants évoluer dans leur sport respectif.

Même que, pour les élèves finissants de cette année, Louis Cournoyer a participé à la création d’une vidéo dans laquelle chaque étudiant était filmé dans son sport respectif, et ce, même si ce n’était pas ses élèves et qu’il en avait déjà beaucoup à faire avec ses deux classes de 1re secondaire et ses deux classes de 2e secondaire.

Mais rien n’est impossible pour celui pour qui l’enseignement est venu comme une évidence. Il l’avoue d’ailleurs, il aime jaser et se considère comme quelqu’un qui a «une grande gueule»! Et comme il calcule tout, tout le temps, le choix des mathématiques s’est fait simplement, et le désir d’enseigner s’est confirmé lorsqu’il était entraîneur au hockey.

Bien entendu, tout n’est pas toujours rose dans le monde de l’enseignement, et M. Cournoyer avoue avoir eu ses sautes d’humeur, et avoir été très exigeant par moment. Les devoirs étaient d’ailleurs vérifiés systématiquement à tous les cours.

«Il faut s’adapter pour leur permettre de passer leurs cours sans les brimer dans leur sport. Mais ils ont beaucoup d’ambition dans leur sport et ça se reflète dans la classe. Ils sont très compétitifs!», note le professeur au sujet de ses élèves.

D’autant plus que les étudiants qu’il a côtoyés lors des deux dernières années sont les rescapés de la réforme, ceux là même qui n’ont jamais vécu l’échec et qui connaissent tous les principes de base, sans nécessairement être capables de les appliquer. En plus de devoir passer d’une petite école primaire à la grande école, celle où près de 3 400 étudiants évoluent.

Mais Louis Cournoyer a trouvé un moyen fort efficace de leur faire comprendre les rudiments des mathématiques: «Il faut aller les chercher, note-t-il. Le plus facile, c’est de prendre des exemples dans leur sport.»

Avec la fin des classes arrivée, Louis Cournoyer troquera sa centaine d’élèves pour profiter du temps avec ses deux enfants, un couple de jumeaux âgés de trois ans et demi. Deux enfants qui, vous l’aurez deviné, ont déjà fait leur premier pas dans le monde sportif, l’un en natation, l’autre en gymnastique!

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