Roger Blanchette invite les gens de l’Outaouais à participer à ce premier Forum social québécois. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
L’Outaouais invitée à s’exprimer lors du premier Forum social québécois
Alors que se déroulera le premier Forum social québécois (FSQ) à Montréal du 23 au 26 août prochain, les efforts sont présentement à la mobilisation en Outaouais, afin que le plus de monde possible y participe, mais aussi que la région en profite.
Après deux ans et demi de travail, le Forum social québécois a finalement vu le jour et se tiendra dès la fin de l’été à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «C’est un lieu de rassemblement pour contre la concentration des élites, cette idéologie et ce modèle dominant au Québec», explique Gabrielle Guérin, membre du comité organisateur du FSQ.
Le secrétariat général montréalais du FSQ en est présentement à faire une tournée des régions pour mobiliser le plus de gens possibles. Jusqu’à maintenant, la réponse est considérablement bonne.
Selon Gabrielle Guérin, le défi sera de mobiliser les gens en masse. «Il faut mobiliser le plus de monde possible qu’on montre qu’on est une masse de personne. Le défi, c’est aussi de rassembler des gens de l’ensemble du Québec», ajoute-t-elle.
Le but de la caravane, en plus d’inciter les gens à s’inscrire au FSQ, reste aussi de s’assurer que les enjeux propres à chaque région seront représentés à Montréal. «Il faut que les gens participent, mais aussi que la région en profite», soutient le professeur Roger Blanchette.
Il a aussi rappelé que des actions comme le FSQ ou le rassemblement contre la venue de Georges W. Bush à Montebello dans le cadre du Partenariat sur la sécurité et la prospérité sont d’une grande importance. «La démocratie, ça se fait avec les pieds… en marchant, en sortant dans la rue», croit-il.
Alors que l’équipe du FSQ croyait pouvoir offrir une variété de plus de 240 activités aux participants, c’est déjà près de 300 ateliers, conférences et autres qui sont prévus au programme. De l’écologie au féminisme en passant par la montée du conservatisme et les enjeux régionaux , une variété de sujets sera abordée.
L’une des coordonnatrices du collectif Outaouais du FSQ, Marie-Josée Massicotte, a tenu à rappeler que l’événement revêt une importance capitale pour chaque région du Québec, dont l’Outaouais. «C’est exceptionnelle un événement comme le FSQ, car il y a des liens entre le local, le national, le provincial et l’international», conclut-elle.