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Quand on "date" on a toujours 20 ans…

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Article mis en ligne le 28 juin 2007 à 7:41
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Quand on "date" on a toujours 20 ans…
L’adage le dit bien, l’amour n’a pas d’âge. L’autre indique que quand on aime, on a toujours 20 ans. Avec Les amours mûres, présentée tout l’été au théâtre de l’Île, il est possible de revisiter ces dires et prétendre que, quand on date on a toujours 20 ans.
Les personnages de la pièce le démontrent bien, la rencontre du sexe opposé ne se fait pas sans heurts et sans gêne, même à 40, 50 ou 60 ans. Mêmes moments de timidité et de silence, même passion, mêmes interrogations. Et mêmes ouï-dire entre amis, qui s’avèrent parfois être loin de la réalité.

Tous ces phénomènes donnent lieu à des moments fort rigolos. Car la force de cette pièce de Norm Foster est dans les textes, dans ces petites phrases qu’on lance sans réfléchir ou dans celles qui sortent de la bouche de pince-sans-rire vif d’esprit.

C’est dans une mise en scène de Gilles Provost que nos quatre êtres en manque d’amour évoluent. Claude Lavoie et Chantale Richer, alias Martin et Chantal, ont accepté, à reculons, d’accompagner leur ami respectif, André et Valérie, interprétés par Roger Labelle et Lyette Goyette, à leur premier rendez-vous, pris par l’entremise d’un journal.

Mais Cupidon ne prévient pas toujours ses élus, et les choses ne se passeront pas nécessairement comme prévu dans ce bar où nos quatre joyeux lurons se sont donné rendez-vous. Car ils sont drôles à voir, et en même temps si vraisemblables qu’on y reconnaît une partie de nous-mêmes, ou de notre entourage.

Par contre, une pièce de Norm Foster ne saurait être complète sans un moment plus noir, plus dramatique, et Chantale Richer interprète joliment son rôle de policière à la fois drôle et passionnée, qui tombera pourtant dans la remise en question.

Les décors ont été pensés de façon à maximiser l’espace, et s’ouvrent et se referment comme un livre sur la vie des personnages, dépendant à quel endroit on se trouve.

Quelques scènes s’étirent trop longuement, mais la pièce demeure rafraîchissante, peu importe si le public a 20, 30 ou 60 ans. Et après tout, toute première rencontre ne comporte-t-elle pas quelques longueurs?

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