Josée Lajoie et Jay Knutson forment un duo on ne peut plus canadien, et ce sont eux qui interpréteront la chanson thème du 150e anniversaire du choix d’Ottawa comme Capitale nationale, chanson écrite par Jay.
Le tout pour le tout… dans Lajoie!
Josée Lajoie a connu, par le passé, le bonheur d’une première place au Festival international de la chanson de Granby, l’intensité des Francofolies et l’exotisme des salles de spectacles de la Chine. Elle a aussi connu les déceptions et les démos qui se retrouvent à la poubelle plus vite que prévu…
Qu’importe, c’est en jouant le tout pour le tout qu’elle montera sur la scène de la colline parlementaire, à l’occasion de la Fête du Canada. Celui avec qui elle travaille depuis longtemps, Jay Knutson, originaire de Vancouver, a été choisi pour composer la chanson thème du 150e anniversaire du choix d’Ottawa comme Capitale nationale. Et c’est à Josée qu’il pensait quand il a écrit les couplets francophones…
C’est donc sous les traits d’une jeune fille des Îles-de-la-Madeleine que Josée Lajoie chantera l’histoire d’Ottawa. Mais en réalité, c’est l’Alberta qui l’a vu naître, avant que l’amour ne la transporte dans la Capitale nationale, et qu’elle élise Aylmer comme lieu de résidence. Entre-temps, elle aura parcouru les festivals du Québec, du Canada et de la France, et les mille et un lieux de la Chine, où elle a vécu quatre années.
Son complice, pour qui elle ne tarit pas d’éloges, elle le connaît depuis une quinzaine d’années. Guitariste, auteur-compositeur-interprète, tous les attributs lui vont. Ensemble, ils forment un duo on ne peut plus canadien. «Si quelqu’un dit, ça nous prend un duo canadien, Paf! Nous voilà! Il y a l’est et l’ouest, un homme et une femme, l’anglophone et le francophone», explique celle qui est elle-même auteure-compositeure-interprète.
Ensemble, ils forment un duo à la Sonny and Cher. Elle s’inspire de son expérience, il s’inspire de sa passion. Car de la passion pour le métier, elle en a à revendre. Même que ses yeux se remplissent d’eau quand elle indique qu’elle ne chantera qu’une seule chanson lors de cette soirée de célébration à Ottawa.
«Sur scène je suis comme un poisson dans l’eau, admet-elle, les yeux vidés de larmes et désormais remplis d’étoiles. C’est là que je me sens le plus confortable. Je ne sais pas comment les autres font, mais pour moi, c’est une torture d’attendre entre deux shows!»
Heureusement, les spectacles débouleront dans les prochains jours, entre autres avec le lancement officiel de l’album 9 pièces au Dépanneur, enregistré par le duo lors d’un spectacle au Dépanneur Sylvestre l’an dernier. Un album qui se veut une carte de visite, un point d’ancrage pour cette passionnée de musique qui ne rêve pas de devenir une star («C’est fini ce temps-là», note-t-elle à ce sujet), mais qui espère simplement patauger, comme elle se sent si à l’aise de le faire, sur les scènes musicales de ce monde.