Tout juste sorti de l'École nationale de l'humour, le Gatinois Jean-François D'Aoust a participé au 3e Grand Rire de Gatineau. (Photo: Daniel LeBlanc)
Du talent humoristique, il y en a, suffit de le trouver… en Outaouais!
Le 3e Grand Rire de Gatineau ne nous aura pas fait pouffer de rire seulement avec la présence d’artistes connus tels Marc Dupré, Mike Ward ou Dieudonné, mais aussi grâce à la présence de la relève de la région. La Revue a rencontré deux humoristes originaires de l'Outaouais à un moment crucial, c'est-à-dire lorsqu'ils venaient tout juste de descendre de la scène.
«J'aime bien chialer de façon comique, ça fait rire les gens», dit l'un des humoristes présents sur la scène urbaine, Jean-Christian Thibodeau. Natif d'Ottawa mais ayant habité dans le secteur Hull pendant plusieurs années, l'humoriste de 33 ans avoue qu'il a encore le trac avant de monter sur scène. Celui qui a fait de nombreux spectacles dans des discothèques se rappelle qu'il a quitté la région en direction de l'École nationale de l'humour, avec seulement 200$ dans les poches…
Aussi papa d'une jeune fille, Jean-Christian Thibodeau travaille sur la préparation des spectacles de Peter MacLeod et Jean Lapointe, qui fait un retour sur scène. Une éventuelle collaboration avec Lise Dion est aussi dans les projets.
Il avoue vouloir éviter les vulgarités faciles en humour, surtout en ce qui concerne le sexe. Alors qu’il en était à sa première visite au Grand Rire de Gatineau, il avoue avoir bien aimé l'expérience. «J'aime cela au boute», lance-t-il, rappelant qu'une bonne partie de sa famille demeure encore dans la région.
Jean-François D'Aoust
Fraîchement sorti de l'École nationale de l'humour, le Gatinois Jean-François D'Aoust est lui aussi monté sur scène vendredi devant une foule bien heureuse de l'accueillir dans sa région natale. «À Québec, au Grand Rire, j'ai fait un show devant 5000 personnes, mais ce n'était pas le même stress», lance-t-il, rencontré par La Revue quelques minutes après avoir descendu de la scène. Selon le jeune homme de 24 ans, le fait d'être devant des membres de sa famille et des amis procure un stress inexplicable.
Celui qui dit aimer le style d'humour à l'américaine a fait rigoler les spectateurs en parlant de divers aspects de la vie de tous les jours. Ses sujets préférés sur scène? «N'importe quoi, tout ce qui me fait rire!», répond-il, avouant que, pour l’instant, peu de sujets l’effraient.
Rêvant depuis qu'il était tout petit de monter sur une scène et de jouer la comédie, Jean-François D'Aoust a eu la chance d'être sur la grande scène Telus lors du 3e Grand Rire de Gatineau, tout juste avant les blagues de François Léveillée et de Julien Tremblay (lui qui a fait ses classes en humour, il est aussi natif de la région de la capitale nationale!).
Le jeune humoriste a en effet complètement changé du tout au tout son orientation professionnelle, car il a complété des études en journalisme à La Cité collégiale et à l'Université d'Ottawa. «J'adorais ça, mais c'était un rêve que d'évoluer dans le monde de l'humour, et je me suis dit qu'il valait mieux le faire tout de suite avant de le regretter», affirme-t-il.
L'humoriste fera cinq apparitions sur la scène consacrée à la relève au réputé Festival Juste pour Rire, qui se poursuit jusqu'au 29 juillet à Montréal.