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Conserver son cœur d’enfant comme la pétillante Tante Aline!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 10 juillet 2007 à 18:45
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Ma Tante Aline met en vedette Béatrice Picard, Sylvie Léonard, Rémi-Pierre Paquin et Marc Messier. ">Conserver son cœur d’enfant comme la pétillante Tante Aline!
Ma Tante Aline met en vedette Béatrice Picard, Sylvie Léonard, Rémi-Pierre Paquin et Marc Messier.
Conserver son cœur d’enfant comme la pétillante Tante Aline!
Ma Tante Aline, c’est la rencontre entre deux femmes aux antipodes qui se réuniront sous la chaleur de Cuba, c’est un conte moderne qui brise les carapaces opaques qui ont peur de l’engagement, et surtout une ode aux personnes âgées qui, souvent, croquent davantage dans la vie que leur progéniture…
Aline (Béatrice Picard) a toujours profité de son existence au maximum. Le jour où les huissiers vident son appartement, elle se tourne vers sa nièce Geneviève (Sylvie Léonard) pour la sortir du pétrin. Cette dernière, workaholic et incapable de sceller son union avec son chum (Rémi-Pierre Paquin), fera bien plus qu’une bonne action en aidant à contrecœur sa vieille tante qui souffre de bougeotte… Elle se redécouvrira peut-être en redonnant des ailes à Aline!

Certes, cette colorée Aline est un déclencheur pour Geneviève, qui grisonne des cellules un peu trop vite…

Info07 a cuisiné un peu les deux interprètes de cet attachant duo, qui a œuvré ensemble pendant six ans au succès de la comédie de situations Un gars une fille.
Susciter l’indulgence
Béatrice Picard connaît-elle beaucoup de Tante Aline?: «Hmmm… j’en connais quelques-unes de ces gens qui ‘se trompent tout le temps’! Elles ont des cœurs grands comme je sais pas quoi, lance Béatrice Picard. Je me suis basée sur deux personnes que je connais, qui n’ont pas le même tempérament, mais le même dynamisme. Ce dynamisme que j’ai! J’aime que ça aille rondement et c’est un peu pour ça que j’ai accepté de jouer ce personnage.»
Qu’aime-t-elle de son personnage?: «Tante Aline fait partie d’une génération de gens qui ont un grand cœur, qui veulent aider les autres. Mais ça met parfois les autres mal à l’aise, car ce n’est pas nécessairement ce qu’on attendait d’elle!» Un exemple? Alors que Geneviève est sur un plateau de télé et qu’elle demande clairement à Aline de demeurer muette en coulisses, la tante trouvera le moyen de venir pousser la chansonnette devant sa nièce et l’animatrice médusées…

«Je l’aime trop ce personnage-là!, avoue-t-elle, vivace. Il faut qu’on l’aime, car je voulais partager cet amour que j’ai pour elle.»

«Elle se fait des illusions (les histoires passées qu’elle raconte à sa nièce), mais ça lui permet de vivre et, grâce à ça, elle fait revivre sa nièce et lui dit de profiter de la vie… parce qu’elle ne le faisait peut-être pas!», poursuit Béatrice Picard.

La comédienne n’est vachement pas pour la réclusion des personnes âgées. Elle croit qu’elles peuvent être très utiles quand on leur ouvre notre esprit et notre cœur. Elles ne pensent sans doute pas de la même façon que leurs enfants et les rejetons de ceux-ci, mais il y aura toujours l’indulgence…

Des témoignages évocateurs: Béatrice Picard a eu une révélation lorsqu’elle a été abordée par des femmes du troisième âge l’autre jour, à la sortie d’un visionnement du film à Sherbrooke.

«Ces femmes-là disaient qu’elles avaient rajeuni de vingt ans, que ça leur redonnait le goût de vivre. Et ça, ça pourrait dire que vous, les jeunes, vous qui vouliez votre job, votre maison et votre auto tout de suite… eh bien, peut-être avez-vous perdu du temps…»

«Mais le film ne se veut pas moraliste, ça va plus loin qu’une histoire banale», ajoute-t-elle.

L’enjeu majeur du film?: Le film utilise notamment la métaphore des cabarets pour inviter les gens à ne jamais vieillir dans leur cœur. Au cabaret, qu’on soit ridé ou pas, chacun est sur un pied d’égalité. Pour Béatrice Picard, c’est le noyau du long-métrage de Gabriel Pelletier.

«Le principal enjeu est de dire ‘Gardez votre jeunesse de cœur, car avec ça, on peut faire tellement de belles choses! Et y’a un contact qui va s’établir avec les autres…»

Et ça, peu importe l’âge. L’essentiel est de ne pas demeurer emprisonné dans sa bulle et considérer autrui comme des humains, pas comme des barreaux d’une échelle… Car, tel que l’image si bien Béatrice Picard, si on choisit d’être fatiguant étant jeune, on vieillira fatiguant, alors que le contraire est aussi possible avec le dynamisme et la jeunesse de cœur…
«Susciter la fraîcheur»
La période estivale tombe à point pour sortir Ma Tante Aline, pense Sylvie Léonard. Après les scènes jouées dans la grisaille automnale de Montréal, on prend l’avion jusqu’à Cuba où aura lieu le dénouement de ce joli scénario de Frédéric Ouellet et Stéphane J. Bureau (d’après l’idée de Suzanne Charette).

Peux-tu nous parler de ton personnage?: «C’est une fille pleine de contradictions, qui vit dans la modernité de son époque et qui va se rencontrer elle-même…»

Quel est la force de ce film?: «Ce qu’il y a de plus intéressant est la relation entre Aline et Geneviève. Bon, c’est un film qui nous fait sentir bien, mais il n’y a pas de grosses jokes, car on a aussi gardé la vérité: il y a quelques choses qui font mal, comme des doigts sur un tableau, ça grince», confie Sylvie Léonard.

Quels sont les thèmes principaux?: «La peur de l’engagement, pas juste en amour, vis-à-vis sa tante, la solitude, la famille. Cette famille-là, peut-on la choisir ou doit-on prendre celle qu’on a?»

Comment cela était de travailler avec Béatrice Picard?: «Ce n’était pas la première fois! J’avais fortement encouragé les producteurs pour que ce soit elle. Bon, ce n’est pas moi qui avais le dernier mot, mais je savais que ça pouvait marcher. C’est ma copine, pour moi c’est Béatrice. Je demande aux gens de l’appeler Mme Picard, mais pour moi, c’est Béatrice…», glisse-t-elle.

…et Rémi-Pierre Paquin?: «En auditions, il n’y en a pas eu beaucoup. J’étais là pour leur donner la réplique et quand ça été son tour, c’était clair. J’ai regardé Gabriel et on a dit ‘Ça marche!’ C’était lui.»

Un moment préféré?: «La dernière scène à Cuba, qui est d’ailleurs la vraie dernière scène qui a été tournée. Ça ne m’était jamais arrivé avant, d’habitude c’est dans le désordre… De partir dans le Sud pendant dix jours avec toute l’équipe, ça été vraiment agréable, lumineux…»
Le film prend l’affiche le 20 juillet.

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