Geroges Raymond accompagné d’une de ses sculptures. (Photo: Dominique Poirier)
L’art dans un univers champêtre
Une quinzaine d’artistes seront réunis à Chelsea les 4 et 5 août prochain pour exposer leurs œuvres dans une ambiance champêtre. Parmi eux, Claudette et Georges Raymond, un couple qui partage la passion de l’art, mais dans des univers différents.
Claudette Raymond occupe ses heures grâce à ses pinceaux. Des toiles, faites à l’huile ou à l’acrylique, tapissent leur maison. Cette passion, elle l’entretient depuis longtemps, mais la travaille davantage depuis sa retraite.
Depuis quelques années, elle a participé à plusieurs expositions, dont l’exposition champêtre En Vogue, où elle est une régulière. Ce collectif, qui fête son dixième anniversaire cette année, était autrefois réservé aux peintres de tout genre. Cette année, la porte a été ouverte pour les sculpteurs, et c’est donc en couple que M. et Mme Raymond pourront y participer.
Au moment de sa retraite, il y a dix ans, Georges Raymond a pensé s’adonner à la pratique du golf, mais un mal de dos l’a empêché d’atteindre ce but. Il s’est donc tourné vers le bridge, qu’il affectionne particulièrement, mais a également développé une passion pour la sculpture sur bois, plus spécialement pour la sculpture d’oiseaux: «Je pars avec un bloc de bois et il y a un petit oiseau caché dedans», explique-t-il d’ailleurs tout simplement, comme s’il ne suffisait de découvrir un trésor caché.
«Je suis passionné par les oiseaux. Je ne suis pas un ornithologue, mais je les aime bien!», précise cet autodidacte qui a appris à sculpter le bois en fouillant sur Internet et dans les livres de sculpteurs de renom.
Depuis, il se donne corps et âme à sa passion, travaillant plus de 20 heures par semaine à ses bouts de bois. Le sous-sol de la maison dispose d’un petit atelier avec tous les instruments requis, mais c’est au Centre des aînés qu’il travaille le plus souvent. D’ailleurs, une dizaine de membres amateurs de sculpture s’y réunissent plusieurs fois par semaine.
Bien qu’autodidacte lui-même, M. Raymond y a donné des cours quelques années, avant de passer le flambeau à un de ses collègues. Depuis, il peut se concentrer à part entière sur ses créations. Car pour reproduire les moindres détails de ces petites bêtes, il en faut de la patience! Un canard, fait il y a quelque temps, a par exemple nécessité plus de 500 heures de travail. Pas surprenant que celui qui lui a donné vie ait eu un pincement au cœur quand il l’a vendu!
Mais la vente, et la séparation d’avec ses œuvres, fait partie de la vie des artistes, et nul ne niera qu’il est agréable de vendre. «Certaines pièces sont plus difficiles à voir partir, admet Mme Raymond. On dirait que quand tu les vends trop vite, quand tu viens de la finir, tu n’as pas le temps de l’absorber et c’est plus difficile!»
Les expositions ne sont par contre pas faites seulement pour vendre, mais également pour rencontrer des gens, souvent artistes eux-mêmes, pour s’inspirer et pour se motiver.
Toutes de bonnes raisons pour se déplacer, d’autant plus que l’exposition se déroule dans un lieu champêtre: «C’est un régale pour les yeux!», s’exclame Mme Raymond. «Il ne faut pas se gêner pour encourager les artistes de la région», rétorque quant à lui M. Raymond.
L’invitation est lancée!
Exposition champêtre d’art «en vogue 2007», les 4 et 5 août, de 10h à 17h, au 10, chemin Boisjoli à Chelsea. En cas de pluie, l’événement sera remis aux 11 et 12 août.