Le mannequin Stéphanie Larocque ira tenter sa chance à Paris cet automne. (Photo: Patrick Voyer)
Stéphanie s’en va illuminer Paris!
Le mannequin du secteur Buckingham charmera-t-elle les Français?
Après avoir fait ses classes depuis l’âge de 9 ans dans l’univers de la mode, le mannequin Stéphanie Larocque tentera sa plus grande aventure cet automne dans la Ville lumière.
Déjà connue au Japon, au Canada et aux États-Unis, Stéphanie fêtera sa 17e année comme une princesse dans un des plus riches berceaux de la culture.
Elle n’en sera certes pas à son premier voyage et, pour garder la tête froide, elle privilégiera la même formule que d’habitude: ne s’attendre à rien et agir le plus professionnellement possible…
Rattachée à plusieurs agences de mode sur la planète, dont la boîte Angie’s Model à Ottawa, Stéphanie roule sa bosse du mieux qu’elle peut dans cet encombré et épuisant domaine.
Après Tokyo et Osaka, voilà Paris qui se pointe. L’agence Angie’s lui a déniché une place avec l’agence française Slides, qui s’occupera de faire connaître Stéphanie à ses clients. Un «recruteur» de Slides a été conquis lorsqu’il a croisé le regard de Stéphanie… Dans le métier, on appelle ça «marketer».
«On dirait pas que ça s’en vient bientôt, à cause de l’école (elle prend des cours cet été), ça clique pas encore, mais j’ai hâte d’y aller…», avoue Stéphanie.
Si elle connaît bien les marchés japonais et américain, elle est plus néophyte en ce qui à trait à l’Europe.
Les designers sur ce continent affectionnent particulièrement les grandes femmes (Stéphanie «ne mesure que 5’7»), mais qui sait si le «cas Kate Moss» (qui elle aussi mesure 5’7) va se répéter! «L’Europe est un marché plus dur que le Japon, mais j’y vais aussi pour construire mon portfolio, alors ça va bien aller…», croit la jeune fille qui adore le catwalk durant les défilés.
Stéphanie n’est plus du genre à être déçue si elle n’est pas prise lors d’un shooting. Elle sait que cela fait partie de la game et que si on n’a pas de grandes attentes, on ne sera pas dévasté si on est ignoré un certain jour…
Appui de ses parents
Si ses parents Debra et François ne l’avaient pas encadrée dès ses premiers contrats (entre autres avec Jacob Jr.), Stéphanie ne serait pas aussi débrouillarde et mature aujourd’hui. À 15 ans, elle voyageait au Japon toute seule et se dépêtrait dans des situations plutôt corsées…
Bien sûr, elle ne veut pas gâcher ses études, mais cette grande déterminée ressent le besoin de foncer pour ne rien regretter… Son futur à court terme risque donc fort de dépendre de ses prouesses sur le bord de la Seine!
«Le marché de la mode est contingenté. Il y a entre 800 000 et un million de mannequins dans le monde et 10 000 agences, indique François Larocque. Il faut faire attention. En sept ou huit ans, on a fait nos devoirs…» Des invitations pour des essais à Toronto à 24 heures d’avis, un photographe sans pellicule dans son appareil, les anecdotes et les sacrifices ne manquent pas dans cette famille! Et c’est pourquoi ils osent dire «non» à d’alléchantes offres quand elles ne correspondent pas à leur philosophie.
François Larocque ne pense pas qu’il recommencerait tout cet éreintant parcours, bien qu’il soit très fier de sa fille. Les acquis sont là: Stéphanie est connue mondialement, son taux horaire a plus que doublé, elle est apparue dans des dizaines de magazines, elle voyage, apprend énormément sur le plan personnel… Et maintenant, Paris lui ouvre les bras.
Stéphanie voit évidemment tout ce manège d’un bon œil! Elle qui voudrait éventuellement signer une exclusivité dans une métropole de la mode comme New-York! «Je n’aurais pas peur de partir, mais je n’irais pas tout de suite. Je vais faire mon nom ailleurs, avant…», glisse le mannequin.