Catherine Raby et cinq autres de ses amies de la voie sportive Danse à l’école secondaire Hormisdas-Gamelin ont fait des étincelles lors d’un concours de danse à Orlando, la fin de semaine dernière! (Photo: Patrick Voyer)
Catherine Raby a dansé comme une fée à Orlando!
La délégation outaouaise de l’Atelier de danse Carole Brouard est revenue les mains pleines de la compétition Dance Caravan d’Orlando.Six filles de l’Atelier et de la voie sportive Danse à l’école secondaire Hormisdas-Gamelin, dont la championne en solo de 17 ans Catherine Raby, ont fait honneur à leur prof!
Catherine a remporté le Solo danse lyrique high gold et la 2e place over all dans tous les solos de la compétition. Elle s'est aussi mérité deux positions en danse de groupe jazz high gold, la plus haut distinction de l’événement.
De plus, Andréanne Fournier, Marie-Josée Arsenault, Stefie Binette, Mylène Faguay et Alixe Auger ont décroché le high gold grâce à leur étincelante production de Ghost, de Michael Jackson.
Et dire que les filles allaient là pour le fun, pour l’expérience… Mais le destin en a décidé autrement. «Je ne m’attendais vraiment pas à ça, admet humblement Catherine. J’avais peur, car j’étais allée voir des vidéo sur You Tube, dont celui d’une fille de 9 ans qui fait des pirouettes, des choses que je ne suis même pas capable de faire!», ajoute celle qui fait de la danse depuis quatre ans seulement et qui a déjà quelques titres à sa fiche.
Ce n’est pourtant pas les coups d’éclat et les acrobaties qui lui auront permis d’émouvoir les juges. C’est sa capacité d’adaptation et son ouverture d’esprit. «C’était la première fois que je faisais de la danse lyrique (chanson sans musique), je suis une danseuse de jazz! Je regardais les autres de la salle et je faisais ‘wow!’ Mais je me suis dit que je devais faire comme d’habitude», indique Catherine.
Carole Brouard l’a pourtant convaincue d’essayer ce style particulier en lui proposant la pièce a capella Hide And Seek. «Tu dois essayer de ressentir les paroles et les communiquer au public. En plus, la musique était hyper ‘dépress’, alors que je suis habituée de danser avec le grande sourire!, s’exclame-t-elle. J’ai trouvé ça difficile, mais quand j’ai bien compris les paroles, je savais quelles faces j’allais faire! Sans musique, je voyais les gens, alors qu’en jazz, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas là. Je captais leurs émotions, c’était bizarre!»
La danse lyrique est tirée un peu du ballet et le but ultime est de transmettre les sentiments qui émanent du morceau. Catherine a dû canaliser la tristesse de la chanson de Imogen Heap, une pièce qui en laisse plusieurs pantois de par sa complexité. Les juges ont aussi pris cela en considération.
Catherine attend d’ailleurs toujours leurs commentaires sur sa performance. Elle ne sait pas ce qu’elle doit améliorer, mais elle ne peut nier que cette réussite la poussera à continuer la danse lyrique. «Après cette surprise, j’aurais peut-être envie de faire une chorégraphie jazz et une lyrique…», précise-t-elle.