Fusion Chénéville - Lac-Simon
Pourquoi je suis contre
Il y a moins de deux ans, en novembre 2005, les citoyens de Lac-Simon ont élu une équipe de six conseillers et un maire qui, durant leur campagne électorale, n'ont jamais mentionné le mot .
Tout à coup, surprise, moins d'un an après leur élection, on entend parler de fusion, d'étude de faisabilité, de rencontres entre les Conseils de Chénéville et Lac-Simon.
En 2007, les deux municipalités votent un projet de regroupement.
En juillet 2007, dans un communiqué envoyé aux résidents permanents que les contribuables non permanents n'ont jamais reçu par la poste, le maire nous énonce une série d'arguments en faveur de la fusion.
Permettez-moi d'être en désaccord avec quelques-uns de ces énoncés.
Notre maire dit .
Non, nous avons des intérêts complètement différents.
• Chénéville est une municipalité axée sur les services (BMR-marchés d'alimentation-pharmacie-médecin-bureau de poste-caisse pop.-église-centre de loisirs (la moitié payée par nos taxes) -poste d'essence-restaurants-boutiques-etc.).
• Lac-Simon est un centre de villégiature (chasse et pêche, baignade, bateaux de plaisance, vélo, VTT, ski de randonnée, sentier pédestre, observation de la nature, etc.).
• Nos infrastructures dépassent en valeur celles de Chénéville, Hôtel de Ville, garage municipal, plage publique, parcs, routes, etc.
• Le taux de taxation actuel à Chénéville est de 1,25$ (du 100$ d'évaluation).
Lac-Simon, le taux est de 0,756$.
Après fusion, Chénéville 1,18$... Lac-Simon 1,18$ (sans commentaire).
• Le maire nous dit : . C'est une affirmation faible et trompeuse. C'est insultant pour ces contribuables qui paient des taxes élevées, qui vont voter en nombre respectable. Exemple : Chénéville, locataires, trois résidents = 3 votes; Lac-Simon, un résident non permanent, propriété évaluée à 300,000$ = 1 vote.
Cela s'appelle : représentativité non équitable.
Dans deux ans, si une équipe se présente et prône la fusion avec Chénéville et est élue, ce sera une décision démocratique, le peuple aura choisi.
Rien ne presse, nous avons actuellement d'autres priorités, enrayer les algues bleues, réglementation plus sévère des bolides sur le lac, sensibiliser les riverains à la qualité de l'eau de nos lacs, protéger notre environnement.
N.B. : un référendum sur la fusion se tiendra le dimanche 2 septembre.
Bernard Leduc, Lac-Simon
Résident permanent depuis 20 ans, auparavant villégiateur au lac Simon depuis 30 ans