Roch Defayette pose avec un couple de papillons Argema Mittrei de Madagascar. (Photo: Yannick Boursier)
Petites bibittes, grosse collection
Roch Defayette partage son amour des insectes au Festival de montgolfières de Gatineau
On a beau ne pas les aimer et se sauver quand on en voit, les petites bibittes attirent toujours les gens... quand ils sont dans un boitier. L'exposition des insectes de Roch Defayette au Festival de montgolfières en est une autre belle preuve.
Le Gatinois a déplacé 3000 insectes de sa collection de 10 000 jusqu'au Festival pour permettre aux visiteurs de découvrir ses différentes pièces. Et sa tente a été pleine de visiteurs toute la fin de semaine.
Un plaisir pour l'amateur d'insecte qui consacre beaucoup d'heures à sa collection et qui a accepté bénévolement de se présenter au Festival. «Ça fait 22 ans que je collectionne, note-t-il. J'ai visité 15 pays pour former ma collection.»
C'est à l'âge de 10 ans que Roch Defyette a découvert ce passe-temps quand il a vu un papillon bleu dans un cadre. «J'ai voulu reproduire ce cadre. C'est là que j'ai commencé à collectionner. Ma collection actuelle a vraiment débuté en 1985 quand quelqu'un m'a appris que je pouvais acheter des insectes d'autres pays.»
Il s'est donc lancé dans cette collection en voyageant pour acheter, mais aussi pour attraper lui-même ses insectes. «Le tiers de ma collection, c'est moi qui les ai attrapés. Le reste, ce sont des achats, mais c'est moi qui fais toutes les présentations. C'est important pour moi. Je veux une qualité du spécimen et la perfection du travail de présentation.»
Insectarium
Roch Defayette a décidé de sortir sa collection pour mousser un projet qui lui tient à coeur, la construction d'un insectarium à Gatineau. Un projet qui pourrait avoir un impact économique et récréotouristique pour la région, et qui permettrait d'enseigner aux jeunes la vie de ces insectes.
«J'aimerais ça qu'il y ait une place où les gens pourraient voir ces différentes espèces en tout temps. Ce sont des joyaux que personne ne peut voir. Moi, j'ai tout pour partir quelque chose. J'ai une des plus belles collections.»
Et il est prêt à continuer de l'alimenter avec d'autres espèces d'insectes puisqu'il a toujours la passion pour ce loisir. «On dirait que je recherche toujours le papillon bleu du début de ma carrière. Le flash du début est encore là. Je ne l’ai pas trouvé.»