Véhicule immobilisé pour contrer les voleurs
Les systèmes d'immobilisation antivol sont maintenant obligatoires
Vous prévoyez vous acheter une auto neuve dans les prochains jours ? Sachez que votre véhicule devra obligatoirement être muni d'un système électronique d'immobilisation antivol.
Ces équipements, communément appelés antidémarreurs, sont obligatoires sur les nouveaux véhicules depuis le 1er septembre à la suite d'un changement au Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles.
Ce changement vise à diminuer le nombre de vol de véhicule partout au Canada. Selon Statistique Canada, plus de 160 000 voitures ont été volées au Canada en 2006, soit 435 véhicules par jour. À Gatineau, on note 774 vols de véhicule en 2006.
«Malgré les progrès technologiques, les criminels continuent de perpétrer leurs méfaits, indique le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon. Nous croyons que nous pouvons réduire encore ces chiffres.»
«Les conséquences qu'entraînent les vols sont devenues tellement banalisées que les criminels en sont arrivés à comprendre le système et à s'en ficher éperdument», ajoute le président de l'Association canadienne des policiers, Tony Cannavino.
Et selon les policiers, les impacts sont plus importants qu'on le croit. Outre le fait que le véhicule soit utilisé fréquemment pour perpétrer d'autres méfaits, le vol de véhicule est responsable de plusieurs blessures ou morts sur les routes canadiennes, notamment en raison des poursuites policières ou encore parce qu'un voleur est souvent moins prudent avec le véhicule.
«Des études ont démontré que grâce aux systèmes d'immobilisation antivol, on pouvait en moyenne empêcher entre 244 et 345 blessures graves et 11 pertes de vie chaque année», a indiqué Lawrence Cannon.
Bien accueilli
Du côté de la police de Gatineau, on se réjouit de l'obligation d'installer ces systèmes, ce qui aura un impact positif. «Le nombre de vol de véhicules est à la baisse, note le capitaine Marc Leduc. C'est en partie grâce à ce système.»
Un système qui rendra la vie plus difficile à tout le monde, autant les petits voleurs à la tire que les groupes organisés. À Gatineau, ce sont principalement la première catégorie de voleurs que l'on retrouve. «C'est une technologie nouvelle qui rend le travail plus difficile pour eux», souligne le capitaine Leduc.