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À l’envers : Un conte de fée signée Marie-Luce Béland

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Article mis en ligne le 11 septembre 2007 à 15:47
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À l’envers. (Photo: Dominique Poirier)">À l’envers : Un conte de fée signée Marie-Luce Béland
Marie-Luce Béland était de passage à Gatineau pour présenter son premier disque, À l’envers. (Photo: Dominique Poirier)
À l’envers : Un conte de fée signée Marie-Luce Béland
Depuis quelques semaines, les habitués des magasins de disques ont vu un nouveau visage apparaître sur les tablettes: celui de Marie-Luce Béland qui, selon ses propres mots, vit un véritable conte de fée!
À l’attendre raconter son histoire, il est vrai que tous les astres semblaient alignés devant elle, sans même qu’elle les ai vus se déplacer! D’abord, c’est par un amas de circonstances tout à fait rocambolesques qu’elle a rencontré une certaine Marie-Ève, qui est devenue sa colocataire.

C’est cette même Marie-Ève qui, après l’avoir entendue chanter sous la douche, l’a invitée à son vernissage, en lui disant que quelques amis y seraient pour «jammer». Mais ce qu’elle avait omis de dire, c’était que ses amis étaient nul autre que les membres de la formation Kain…

La suite a déboulé. D’abord, une invitation à chanter dans quelques bars en compagnie du groupe. «J’ai jamais eu la prétention de penser qu’ils allaient me rappeler!», indique la principale intéressée, qui n’ose même pas croire que tout ce qui lui arrive est une réalité!

Six mois plus tard, Steve Veilleux, le chanteur de la formation, lui donnait un coup de fil pour lui offrir une dizaine de pièces originales et une rencontre avec sa maison de disques. Peu encline à se faire du cinéma, et pour éviter d’être déçue, Marie-Luce admet être arrivée là avec une «grande désinvolture!» Mais c’était plutôt le début d’un conte de fée…«Même le resto était délicieux!», se rappelle-t-elle. C’est là aussi qu’elle a fait la rencontre de Marc Racine, aujourd’hui son gérant. Six mois plus tard, il la rappelait pour lui offrir un contrat de disque…

Tous ces moments, elle les vit avec bonheur, et les porte en elle comme un cadeau du ciel. Aujourd’hui chanteuse, demain, elle sait qu’elle pourrait devoir reprendre son poste de vendeuse dans un magasin de vêtements. Mais tout ça l’importe peu : «Je le vois comme une douce transition. Si un jour, je signe des autographes, et que l’autre, je plie des vêtements et que je suis au service de quelqu’un d’autre, c’est merveilleux. Même si tout ça devait s’arrêter demain, c’est déjà grandiose!»
À l’envers…
Ce disque, elle en rêve depuis longtemps. Ce qui n’est pas sans empêcher que sa vie en soit bouleversée. Instantanément, l’expression «À l’envers» lui est venue en tête quand est venu le temps de choisir un titre à l’album.
«Ça décrivait bien ma personnalité, et en même temps, c’était une façon de faire une pierre deux coups. Je suis une lunatique invétérée, et ça décrivait bien le fait que de mettre mon pied dans l’univers du showbiz québécois, ça met à l’envers…»

Il est tout de même rassurant de faire ses premiers pas quand on interprète les compositions du chanteur du groupe de l’heure. En effet, dix des onze chansons de l’album sont signées, parole et musique, par Steve Veilleux. «Il y a des chansons qu’on crée mais qui ne sont pas faites pour être dans notre bouche… », voilà comment résume Marie-Luce la facilité qu’elle a eue de s’approprier ces chansons.

«Je crois que ces chansons-là et moi, nos personnalités concordent», note-t-elle, expliquant que les thèmes touchés sont ceux vécus par les jeunes femmes dans la vingtaine. L’amour, les voyages et la vie y figure en premier plan.

Il y a aussi Regarde-moi, dont elle a signé les paroles et la musique. Un hommage écrit pour ses parents, et plus particulièrement pour son père. «En tant qu’étudiante fauchée que j’étais, je ne pouvais pas lui offrir un cadeau décent, rigole la jeune femme à la bouille sympathique. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas utiliser ma voix.»

C’est toutefois avec Je ne t’appartiens pas que le public fera connaissance de Marie-Luce Béland. Un titre qui donnait à la jeune chanteuse originaire de la République Dominicaine, mais qui a grandi à Trois-Rivières, de l’assurance, et un certain côté féministe…

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