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Une campagne de financement pour assurer la relève en entrepreneuriat!

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 13 septembre 2007 à 10:41
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Marc St-Pierre, Maude Lacelle et François Doucet.
Une campagne de financement pour assurer la relève en entrepreneuriat!
Avec la fonction publique qui est très présente en Outaouais en employant au-delà de 40 000 travailleurs, le taux de nouvelles entreprises qui voient le jour dans la région ne peut qu'être plus petit qu'ailleurs. L'association des clubs d'entrepreneurs étudiants (ACEE) veut d'ailleurs tenter de pallier à cette situation, en lançant une campagne de financement qui a pour but d'assurer de la relève en entrepreneuriat.
Il s'agit d'une première campagne à l'échelle provinciale pour l'ACEE du Québec. Le but de cette initiative: amasser 200 000$ par année, durant trois ans, grâce à la contribution d'entrepreneurs, d'un minimum de 100$ par année. «On veut sensibiliser les jeunes à l'entrepreneuriat. Depuis quinze ans, nous sommes impliqués avec des clubs au niveau postsecondaire et depuis cinq ans dans les centres de formation professionnelle », explique Marc St-Pierre, directeur aux partenariats à l'ACEE du Québec.

Selon ce dernier, si l'on ne fait rien, 70% des entreprises n'auront pas de relève. «En contribuant à cette campagne, les entrepreneurs aident à préparer la relève», souligne-t-il. L'ACEE créé des clubs étudiants dans plusieurs établissements d'enseignement du Québec. Au total, il y en a 160 à travers la province, dont treize en Outaouais. «C'est bon quand on pense qu'il y en a 18 au Bas-St-Laurent et 25 à Montréal», ajoute-t-il.

L'argent amassé par la campagne de financement servira justement à créer de nouveaux clubs, mais aussi à consolider ceux déjà existants. «On veut qu'ils aient encore plus de services. Je suis convaincu que notre objectif est réaliste», soutient Marc St-Pierre.

Maude Lacelle, directrice régionale en Outaouais pour Bell, croit aussi qu'il faut agir rapidement. «Il faut agir pour que les jeunes se lancent en affaires. C'est pour cela que nous avons décidé d'être partenaire. L'ACEE frappe là où il faut: dans les institutions d'enseignement et dans les entreprises», croit-elle.

Quant à François Daoust, de la société-conseil Amergo, les clubs étudiants permettent d'apprendre à connaître le milieu de l'entrepreneuriat. Il a d'ailleurs été membre de l'un d'entre eux, en 1994, à Drummondville. «Je suis toujours à mon compte et je me dis que l'important ce n'est pas ce que l'on a, mais ce que l'on fait avec», affirme celui qui s'associe à la campagne de financement de l'ACEE. Michel Lapensée, de Matelas Lapensée, a lui aussi annoncé qu'il s'associerait à la campagne.

Selon Marc St-Pierre, la région de l'Outaouais est en plein développement au niveau des clubs étudiants et il croit qu'il faut continuer de mettre la main à la pâte pour que d'autres clubs voient le jour. «Je crois que les jeunes ne rêvent pas qu'à la fonction publique. Je ne dis pas que la bataille est gagnée par contre», conclut-il.
Pour information sur la campagne de financement: Marc St-Pierre: 819 478-3330 poste 455 ou stpierm@acee.qc.ca

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