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Le protocole de Montréal, un premier pas contre les gaz à effet de serre

Karine Régimbald par Karine Régimbald
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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 18:55
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Le protocole de Montréal, un premier pas contre les gaz à effet de serre
Les changements climatiques seront à l’honneur la semaine prochaine lors d’une conférence internationale tenue à Montréal. Cette rencontre, organisée par l’ONU et son secrétaire général Ban Ki-moon, vise à rappeler l’importance de mettre en place des mesures environnementales efficaces pour l’obtention de progrès majeurs concernant les changements climatiques et la protection de la couche d’ozone.
Depuis la première rencontre à Montréal en 1987, des avancées notoires ont été effectuées. À cette époque, 24 pays en plus de la Communauté économique européenne ont signé l’entente pour le retrait des substances appauvrissant la couche d’ozone (SACO) tel que les hydrochlorofluorocarbones, les HCFC, ou encore les chlorofluorocarbones mieux connus sous l’appellation CFC.

Les CFC étaient grandement utilisés à ce moment. Ils constituaient alors une menace pour la couche d’ozone, la membrane protectrice de la Terre. Le problème majeur avec les SACO, c’est qu’ils s’avéraient aussi de puissants gaz à effet de serre. En ce sens, la destruction de la couche d’ozone causée par la présence en trop grande quantité de CFC était à éviter afin de préserver toute forme de vies existantes.

Lors de l’entente vingt ans plus tôt à Montréal, les pays signataires ont apporté des améliorations par la modification de leurs habitudes. Ces changements ont eu un impact positif sur le réchauffement climatique, car ils ont contribué à préserver la couche d’ozone déjà fragilée et à ralentir la montée de la température planétaire.

Malheureusement, l’atmosphère avait accumulé les CFC utilisés depuis leur invention dans les années 1930. Pour cette raison, les experts s’entendent aujourd’hui pour dire que les CFC retrouvés dans la stratosphère en 1997, par exemple, sont ceux produits entre 1977 et 1982. Ceux-ci ne représentent

qu’ environ 40% de la production. Il en reste donc 60% qui endommageront la couche d’ozone durant une soixantaine d’années.

Cet exemple illustre clairement l’importance de bouger immédiatement pour réduire au minimum les actions humaines qui permettent à plus de gaz nocifs de se retrouver dans l’atmosphère. C’est simple nous payons dès maintenant et plus tard, bien sûr, les frais de la pollution que nous faisons aujourd’hui.
Le fonctionnement des gaz à effet de serre
L’effet de serre est un phénomène essentiel sur Terre pour fournir la chaleur nécessaire à la vie. C’est simple. L’énergie solaire parvient au sol et se transforme en rayons infrarouges. Certains gaz présents dans l’air agissent comme des immenses parasols et captent la chaleur émise par la surface terrestre pour conserver la température moyenne de la planète à 15 degrés Celsius. Sans eux, la température moyenne chuterait drastiquement à près de -18 degrés Celsius..
Les principales activités humaines responsables
:Le début de la révolution industrielle a fait grimper en flèche les émissions de GES. Le recourt à des technologies hautement polluantes à nuit de façon considérable à la couche d’ozone qui s’est amincie, voire même trouée par endroit.
Ainsi, l’utilisation de combustibles fossiles, le charbon, les sables bitumineux et le pétrole en quantité phénoménale s’est avérée et s’avère toujours une source principale expliquant la présence des GES. Les concentrations élevées de dioxyde de carbone sont assurément dangereuses et nocives.

De plus, les agriculteurs sont de grands responsables de la présence des GES. L’élevage de bovins entraîne la production de méthane. À titre d’exemple, une vache peut produire jusqu'à 600 litres de méthane par jour ce qui équivaut à une voiture qui parcourt 40 kilomètres en une journée. Les émissions des bovins proviennent de la digestion et des excréments que la vache rejette. Selon Philippe Rochette, chercheur scientifique en agrométéorologie, l’agriculture produit entre 10 et 13% des émissions totales de GES autant au niveau national que mondial. La machinerie agricole, de son côté, renvoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Le protoxyde d’azote, un gaz hilarant, fait aussi sa part dans la production de GES. Très souvent utilisé pour les anesthésies, les moteurs-fusées ou dans les bombonnes aérosols en alimentation, ils s’affiche comme ennemi de la couche d’ozone.
Durée des gaz à effet de serre
Les gaz à effet de serre ont une durée de vie limitée. Ils ne restent heureusement pas éternellement dans l’atmosphère. Cependant, notre production excessive de GES rend l’atmosphère saturée de ces gaz. Alors même si l’on arrêtait complètement de libérer ces types de gaz, ils continueraient d'agir pendant encore plusieurs années voire plusieurs siècles. Au stade où nous sommes rendus, la pluie avec sa condensation, la dissolution dans les océans et la photosynthèse ne peuvent plus y changer grand chose. C’est dons à nous d’agir comme des acteur-citoyens !

Karine Régimbald

Enviro Éduc-Action

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