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Des souvenirs sur et hors glace pour Jiri Fischer

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 19:15
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Des souvenirs sur et hors glace pour Jiri Fischer
Le défenseur Jiri Fischer a revêtu l’uniforme du 35e anniversaire des Olympiques.
Des souvenirs sur et hors glace pour Jiri Fischer
Les amateurs des Olympiques se souviendront de Jiri Fischer pour ses exploits sur la glace. Mais pour le joueur tchèque, les souvenirs hors glace sont aussi forts que ceux sur la glace quand ils pensent à son passage avec Hull.
Le défenseur a fait partie de l’équipe des Olympiques de Hull en 1997-98 et 1998-99. «J’ai beaucoup de souvenirs de l’extérieur de la glace, notamment ma famille d’accueil», note-t-il. Il est d’ailleurs resté chez cette famille lors de son passage d’une nuit à Gatineau en fin de semaine.

Il souligne aussi l’expérience unique de jouer dans une ville francophone, qui se retrouve par contre en bordure d’une ville et même d’une province anglophone, ce qui donnait un milieu de vie assez particulier.

Sur la glace, il se rappellera toujours la saison 1998-99 quand il a participé au match le plus long à vie en série éliminatoire dans la LHJMQ, contre Victoriaville à Guertin. Cette année a d’ailleurs été merveilleuse pour le joueur tchèque, alors que les Olympiques s’étaient rendus jusqu’au 7e match de la finale.

«On était les négligés cette année-là. Mais ç’a été un gros succès. On avait une équipe balancée. On n’avait pas de grosses vedettes, mais tout le monde faisait les choses. C’était toute une atmosphère. On jouait parce qu’on avait du plaisir. On n’avait pas de bonus ou de Coupe Stanley. Pour plusieurs, c’était la fin de leur hockey.»

Fischer souligne aussi avoir apprécié son arrivée à Hull. «J’étais déterminé à venir. J’avais parlé à Pavel Rosa qui m’avait dit comment s’était intéressant de venir jouer ici. Pour moi, la décision n’a pas été difficile à prendre.»

«Ce n’était pas facile pour moi, affirme Fischer, ajoutant qu,il parlait très peu l’anglais. Mais les Olympiques sont une grande organisation qui ont l’expérience avec les joueurs européens. Aussi je me suis retrouvé dans une équipe où j’essayais d’apprendre l’anglais, en même temps que des joueurs francophones qui ne savait pas cette langue non plus. Tout le monde essayait d’apprendre et c’était plus facile.»
Toujours l’espoir
Le défenseur tchèque est à l’extérieur de la patinoire depuis quelque temps à cause de sa maladie au cœur qui l’a frappé durant un match avec les Red Wings, équipe qui l’avait sélectionnée en première ronde.
Il garde encore un mince, très mince, espoir de pouvoir rechaussé les patins un jour. «Je suis mieux. Je ne suis pas à 100%, mais il y a de l’avancement. J’ai toujours espoir qu’un jour je vais être assez en santé pour rejouer. Mais c’est difficile de prédire. Ce n’est pas une blessure comme une autre.»

Par contre, pas question de jouer avec sa vie pour ce rêve. «J’ai maintenant un petit garçon d’un an et il est difficile avec ça de me justifier si je prends cette chance», explique-t-il.

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