Une fondation veillera à la conservation de la Forêt Boucher
Une fondation veillera dorénavant à sauvegarder la Forêt Boucher dans son état naturel. La fondation de la Forêt Boucher tentera d'acquérir les parcelles de terrains appartenant à des intérêts privés, question de maintenir le boisé de 700 acres en bonne santé.
«J'ai le sentiment du devoir accompli», a lancé Alain Riel, conseiller municipal à l’origine de la fondation. Celle-ci part sur des bases solides, alors que 307 700$ en dons ont déjà été amassés. «C'est un début spectaculaire, solide, qui donne des ailes au projet», a-t-il ajouté.
La mission de la fondation consistera d'ailleurs à faire de la forêt un milieu naturel qui reste en santé. «On fera une levée de fonds, on gérera les dons et on travaillera pour la mise en valeur de la forêt. Il y a urgence d'agir pour la qualité de vie des gens. C'est le poumon vert du secteur de l'ouest de la ville. Ça agit comme un énorme filtre naturel», soutient Alain Riel.
Selon lui, si l'on réussit à préserver la forêt Boucher, elle fera éventuellement l'envie de plusieurs villes ailleurs au Canada, mais aussi dans toute l'Amérique du Nord. Pour le maire de Gatineau, Marc Bureau, la création de la fondation de la Forêt Boucher est aussi une bonne chose. «La ville a à cœur la protection et la mise en valeur des espaces naturels. Un tiers du terrain appartient à la ville et on a décidé d'offrir un statut particulier avec un zonage différé qui ne permettra aucun développement», a souligné Marc Bureau.
Charlotte L'Écuyer, députée provinciale de Pontiac, a quant à elle souligné qu'il s'agissait d'une journée mémorable. «Le ministère des Transports a 13,6 acres de la forêt. J'ai demandé un transfert du terrain au ministère de l'Environnement pour qu'il puisse en confier la gestion à la fondation», a-t-elle annoncé. Selon cette dernière, le secteur Aylmer est en pleine croissance présentement.
L'acquisition de la totalité des terrains devrait commencer dans les prochains mois, si tout va bien. «Ça vaut de 3 à 5 millions, c'est difficile à chiffrer», a précisé Alain Riel. D'ici un an, la fondation espère avoir acquis une bonne partie des terrains.
Quant à savoir si la forêt va rester vierge lorsqu'elle sera sous la gestion de la fondation, Alain Riel soutient que c'est un point non négociable. «Au niveau de sa conservation, on veut que ce soit 700 acres contigus, intacts. Mais il faut que ça devienne quand même accessible», ajoute-t-il.
Dans les prochains mois, les négociations s'amorceront avec les particuliers qui possèdent des parcelles de terrains.
Une grosse plantation d'arbres aura aussi lieu les 22 et le 29 septembre, alors que 15 000 arbres seront plantés dans la Forêt Boucher. Cette plantation s'inscrit dans le plan vert de la Caisse Desjardins Saint-Joseph de Hull. «On a 100 employés, qui font à peu près 8000 kilomètres en voiture par année ce qui fait 800 000 kilomètres. Pour compenser l'émission des gaz à effet de serre, occasionné par leurs déplacements, on plantera ces arbres», de dire le directeur général de la caisse Saint-Joseph, Jean-Claude Jalbert.
Présentement, la Forêt Boucher souffre de quelques problèmes. VTT, motoneiges, bush parties, feux de joie et pollution viennent endommager le territoire de 700 acres.