Jacques Salomé sera très occupé la semaine prochaine, lors de son passage en Outaouais.
Être un bon compagnon pour soi... avant de l'être avec les autres!
Jacques Salomé passera une semaine chez nous
«La pire des solitudes ce n'est pas d'être seul, c'est de s'ennuyer en sa propre compagnie.»
Cette citation de Jacques Salomé résume en quelque sorte un des fléaux qui éclaboussent présentement le monde entier. Un cancer subtil qui porte les humains à se questionner sur leur état mental ou qui les pousse à guerroyer. Soit avec d'autres nations ou des personnes qui leur sont chères…
Jacques Salomé donne des conférences depuis plusieurs années dans des cultures bien différentes. Et ce qu'il remarque est que tous les individus sont réunis autour du même nombril, celui de la communication. Confortablement assis sur sa terrasse, sous le soleil automnal de sa Provence adorée, il nous partage quelques-unes de ses «propositions» pour améliorer cette communication qui, elle, mènera vers une communion avec soi et les autres.
«Nous vivons avec beaucoup de conditionnement, d'interdits et de privations, d'auto-saboteurs. Les auto-saboteurs sont des comportements qui déclenchent ce qu'on ne veut pas qui nous arrive. Par exemple, une personne qui ne veut pas se faire quitter va s'acharner sur l'autre et, éventuellement, se faire quitter…» Ce cliché surviendra-t-il ad vitam si on se fie aux «tendances actuelles»…?
Jacques Salomé est un éternel optimiste: «Ça prend beaucoup de courage pour apprivoiser ses besoins, se respecter, s'aimer et se responsabiliser. Mais nous avons les outils. Ma grand-mère disait que la prise de conscience est nécessaire, mais pas suffisante…»
«Dans une société judéo-chrétienne comme la nôtre, ce n'est pas bien vu de s'aimer, de s'accorder du temps, car on passe pour des égoïstes!, poursuit Jacques Salomé. Mais je ne parle pas de l'amour narcissique, mais bien de l'amour de bienveillance que chacun devrait avoir. Car je suis la personne la plus importante pour moi, la personne avec laquelle je vais aller jusqu'au bout de ma vie!», ajoute celui qui a «maltraité» son corps jusqu'à l'âge de 35 ans avant de se ré-enligner!
De l'«hygiène relationnelle»
Une métaphore qui fait sourire et qui rapièce d'emblée les «langues sales»! Et elle ne découle pas d'un lavage des péchés, elle sous-tend des concepts accessibles que tous peuvent absorber et retransmettre. Demander, donner, recevoir et refuser sont des actions que chacun réalise et doit de mettre en pratique selon Jacques Salomé. Peu importe sa philo ou son pedigree.
Dire «non» est aussi primordial dans l'«hygiène relationnelle». «Il faut apprendre à recevoir et trier les choses que l'on reçoit. Il faut aussi apprendre à refuser, oser dire non. Beaucoup de femmes de ma génération (il a 72 ans) restaient dans des relations qui ne leur convenaient pas. Et quand on sait que la qualité de santé est reliée à la qualité des relations…»
L'antidote? Communiquer. «Il y a deux couples sur quatre qui se séparent aujourd'hui parce qu'ils ne sont pas capables de se proposer une vie de qualité. Et les deux autres couples, ils sont en quel état?»
Jacques Salomé est impressionné par le courage des femmes québécoises, qui demandent le divorce à 70%. «Elles n'acceptent pas n'importe quoi de leur 'bonhomme'. Il y a davantage de réciprocité, chacun des protagonistes doit alimenter le couple avec des messages positifs, et non toxiques», précise le conférencier.
Des chemins possibles
Ceci n'est évidemment qu'un avant-goût de ce que Jacques Salomé véhiculera la semaine prochaine.
«Si les gens ont envie d'être mieux avec eux-mêmes et avec des personnes significatives de leur vie, de leur famille ou de leur lieu de travail, je leur montrerai des chemins possibles, je leur proposerai 110 règles d'hygiène relationnelles accessibles. Et s'ils en retiennent au moins cinq, c'est fabuleux, ce sera une véritable révolution dans leur vie.»
Jacques Salomé sera à la Maison de la culture (819 243-2525) lundi le 15 octobre, à 19h30, et passera la semaine chez nous. Samedi et dimanche, il rencontrera coup sur coup des enseignants à la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées à l'école Aux-Quatre-Vents, de 8h30 à 16h, pour leur parler des difficultés d'enseigner. Et pour une deuxième fois dimanche, il offrira aux mêmes heures ses conseils au public, au centre communautaire Tétreau (819 778-6671).