Sondage valable?
Le récent sondage sur le sentiment d’appartenance à Gatineau a de quoi laisser songeur.
Les auteurs du sondage tiennent pour acquis qu’il y a une contradiction entre l’allégeance à la ville et l’allégeance au quartier. Comme si l’adhésion à une identité constituait nécessairement l’abandon de l’autre. C’est farfelu.
Dans ce genre de sondage, les gens répondrons longtemps qu’ils sont d’abord Buckinois, Aylmerois ou Hullois. Ça ne les empêchera pas de travailler d’arrache pieds à construire Gatineau. Il n’y a pas de contradiction entre un fier Gatinois et un fier Buckinois : l’un est le prolongement de l’autre.
Une partie des débats entourant la fusion ont d’ailleurs porté sur l’importance de s’assurer que la nouvelle ville protège les identités locales. La nouvelle ville se construit donc sur ce qu’on appelle des villages urbains… et le principe même de ces villages urbains est de permettre de continuer à développer des communautés locales tricotées serrées.
Le débat de l’allégeance fait peut-être vendre des journaux, mais c’est un faux débat qui amène encore plus de division, sans contribuer à mieux comprendre l’évolution de la ville. Le vrai défi n’est pas de gagner une inutile guerre de l’allégeance, mais de voir à ce que Gatineau soit perçue par tous les Gatinois comme un outil de développement majeur pour ses citoyens et pour tout l’Outaouais.