Les Mardis de l'emploi, ça marche!
Un an après la création des Mardis de l'emploi, les responsables à la Relance Outaouais sont contents de voir que les employeurs arrivent à se trouver de la main-d'œuvre lors de ces séances de job-dating.
«C'est un succès, une bonne occasion de réseautage pour les gens d'ici et de l'extérieur», lance la coordonnatrice des programmes d'aide à l'emploi à la Relance, Lise Tremblay. De plus en plus d'employeurs font confiance aux Mardis, car en peu de temps, en quatre minutes en fait!, ils peuvent combler des postes spécifiques seulement en échangeant leurs cartes d'affaires!
Parallèlement, les chercheurs d'emploi font des rencontres passionnantes avec des professionnels et d'autres personnes du même panier qu'eux. Les possibilités de croisement sont infinies, le bouche-à-oreille a depuis longtemps fait ses preuves! Et ça explique pourquoi 85% des emplois disponibles ne sont pas affichés nulle part.
Ce soir, par exemple, Pneus Lavoie est «l'employeur vedette du mois»; l'entreprise fait une présentation sur ses services et expose les postes disponibles, postes pour lesquels elle participe aux Mardis. Le resto La Station, les dépanneurs Couche-Tard et l'Association de soccer de l'Outaouais sont aussi de la partie. Cet éventail très varié du côté des patrons est une constante à la Relance. Ce qui change est l'âge et le nombre de participants. Mme Tremblay estime que des chercheurs de 16 à 75 ans minimum se pointent par groupe de 4 à 25 à chaque mois.
Cette réussite augure donc bien pour la Relance, qui a l'intention d'optimiser ses services aux chercheurs d'emplois. Déjà, le café réseau-contact a été créé pour ceux et celles qui ont participé au moins une fois aux Mardis, question d'assurer un suivi auprès d'eux. Mme Tremblay ajoute que des anciens prospecteurs reviennent pour mettre leur grain de sel à ces soirées bénéfiques! Certains viennent réaliser des simulations d'entrevue pour faciliter la tâche aux chercheurs, qu'ils soient immigrants ou non.
«Ça permet de changer les mentalités. Les gens se rendent compte qu'ils peuvent en parler aux autres, qui eux peuvent connaître des gens. Le monde est petit!», s'exclame la conseillère en communications Andrée-Anne Lefebvre.
Aider les retraités à retourner…
La Relance Outaouais ne lésine sur aucun moyen et surtout aucune idée pour répondre au marché de l'emploi. Leur nouvelle initiative s'appelle «Harmonie Retraite-Travail» et devrait être inauguré en janvier pour briser l'isolement et l'inutilité sociale des jeunes retraités.
«Ce sont des ateliers répartis sur quatre jours où on demandera aux gens quelles sont leurs réalisations, leurs attentes, quelles sont les concessions qu'elles désirent faire…? Veulent-ils travailler à temps partiel, à temps complet? On fait la rédaction du cv ensemble, de la lettre de présentation, on leur fait rencontrer des employeurs…», indique Lise Tremblay.
Ces patrons semblent apprécier une certaine strate de travailleurs, selon les observations de Mme Tremblay. «Ils veulent des employés plus âgés, car ils ont une meilleure philosophie d'entreprise, ils sont fiables…»
Lise Tremblay avoue que plusieurs employeurs ne s'entendent pas avec les plus jeunes cohortes, que le conflit de générations est très fort. Ils n'ont peut-être pas les outils ou l'ouverture d'esprit pour comprendre leurs réalités, qui sont passablement différentes. Tandis que les jeunes de 16-35 sont des «magasineurs», ils ne respectent pas rigidement la hiérarchie, n'acceptent pas d'être simplement un pion répondant à un besoin spécifique, sont souvent en retard et prennent congé pour des raisons peu valables.
Ceci étant dit, la Relance Outaouais est au courant de ces deux fronts qui entrent en collision et possède les solutions pour les prospecteurs et employeurs qui considèrent le marché de l'emploi comme une jungle!