Plus de visibilité pour la SADC
La Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) de Papineau n'est pas connue de tout le monde. En lançant le premier résumé de son rapport annuel, le directeur général, Michel Lavergne, espère faire connaître davantage l'aide que peut apporter la société tant pour les jeunes entrepreneurs que pour ceux un peu plus âgés.
La majeure partie du travail de la SADC consiste à offrir du financement aux entreprises et aux jeunes dans leur projet d'affaires, mais aussi d'assurer un suivi et épauler les entrepreneurs dans leur projet. La société soutient aussi la mise en œuvre d'initiatives locales. Mais outre cette facette, la SADC s'implique dans son milieu, par la participation à différents comités et événements de son territoire.
L'aide offerte par la SADC l'est sous forme de prêts, comme avec le programme Stratégie Jeunesse. «Ce sont des prêts personnels entre 5000 et 15 000$, sans intérêt pour deux ans. Le but du fond, c'est de donner un coup de pouce aux jeunes de 18 à 35 ans», explique Mélodie Hallé, conseillère Stratégie-Jeunesse.
Essentiellement, le fond permet aux jeunes de se lancer en affaires plus facilement, en leur donnant le petit coup de pouce financier nécessaire, notamment pour aller chercher d'autres emprunts, dans des institutions financières privées. Chaque année, environ une douzaine de prêts sont faits pour le démarrage d'entreprises.
L'année prochaine, le Fonds Stratégie-Jeunesse fêtera son dixième anniversaire d'existence. «Ça s'est beaucoup développé dans les dernières années. On a une bonne réputation, c'est une bonne ressource pour le nouvel entrepreneur. On a fait nos preuves», souligne Mme Hallé.
Outre les prêts aux jeunes entrepreneurs, un coup de main est aussi offert aux entreprises locales qui veulent moderniser et agrandir leurs installations. «En tout, c'est une trentaine de prêts par année, plus ceux donnés aux jeunes», souligne l'analyste financier de la SADC, Jean-Denis Deschênes.
Selon ce dernier, le résumé du rapport annuel permettra aux gens de connaître l'organisation plus rapidement, sans passer à travers un rapport complet. «Se lancer en affaire est une aventure particulière. Le premier réflexe est de penser à une banque ou à une caisse, mais la SADC peut aussi aider et être une source d'information. On offre un service de soutien aux gens qui en ont besoin. Nous ne sommes pas un service de dernier recours», soutient Michel Lavergne, directeur général de la SADC.