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La tragédie de l’Holocauste…racontée 62 ans plus tard

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 14 novembre 2007 à 19:40
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La tragédie de l’Holocauste…racontée 62 ans plus tard
Âgée de 82 ans, Dr Eva Olsson, l’une des rares survivantes de l’Holocauste, s’est adressé à une centaine d’élèves de l’école secondaire de l’Île, mercredi. (Photo: Daniel LeBlanc)
La tragédie de l’Holocauste…racontée 62 ans plus tard
«Je suis ici aujourd’hui pour parler pour ceux qui n’ont pas pu parler», voilà des paroles qui laissent de glace, sorties directement de la bouche de l’une des survivantes de l’Holocauste, Dr Eva Olsson, de passage à l’école secondaire de l’Île, mercredi. Des centaines d’élèves de secondaire 4 et 5 ont pu écouter la conférencière, alors que vient tout juste d’être célébré le Jour du Souvenir, partout au Canada.
La dame de 82 ans, qui demeure dans la région de Toronto, a raconté son histoire à plus d’un million d’élèves du pays, depuis quelques années. L’auteur du best-seller de 200 pages Unlocking the Doors: A Woman’s Struggle Against Intolerance a accepté de se rendre à Gatineau suite à la demande de quelques enseignants en anglais, dont Julie-Ann Robitaille. Les élèves du programme d’éducation internationale ont eu droit à une conférence d’un peu plus d’une heure, sans compter la période de questions.

Ornée d’un coquelicot en souvenir des combattants à la guerre, Mme Olsson leur a entre autres rappelé l’importance de la tolérance et du respect d’autrui, peu importe la couleur de peau, les origines, la religion ou d’autres facteurs. «Juger quelqu’un d’autre, c’est se juger soi-même», a-t-elle dit.

Elle qui a été libérée en avril 1945, à l’âge de 19 ans, par les troupes canadiennes et britanniques, de Bergen Belsen, un camp de concentration nazi où on estime que 150 000 personnes ont été tuées, elle s’est adressée directement aux élèves, bien attentifs. «Regardez leur visage et demandez-vous quelles étaient leurs craintes», de dire Mme Olsson aux élèves en leur montrant une photo où l’on voit femmes et enfants dans une chambre à gaz. «Vingt minutes, c’est le temps que ça prenait pour mourir», dit-elle.

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