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Plus tu es riche, plus tu es en santé ?

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 10:12
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Plus tu es riche, plus tu es en santé ?
Le pionnier de la massothérapie de l’Outaouais et résidant de Papineauville, Marc Ferron, prépare une recherche en santé chapeauté par l’Université de Montréal ainsi que par le Centre de recherche de l’hôpital Sainte-Justine. Pour ce faire, il a besoin de volontaires.
«Je m’intéresse à la relation statut socio-économique et santé. Plus précisément, je veux savoir si l’adage plus tu es riche, plus tu es en santé est exact», explique-t-il.

Selon M. Ferron, vus dans une perspective anthropologique, l’histoire, le politique, l’économique et l’environnement sont des éléments culturels locaux pouvant influencer la santé. Cependant, les statistiques produites par le Département de Santé Publique du Québec omettent certains de ces facteurs.

C’est pourquoi, M. Ferron désire effectuer une recherche ayant comme question principale : la santé est-elle liée au statut socio-économique ?

Les principaux objectifs de cette recherche sont d’identifier les indicateurs les plus sensibles agissant comme déterminant de la santé dans un contexte rural donné. Pour ce faire, M. Ferron devra analyser les habitudes de vie, les réseaux de soutien, l’environnement physique et bien entendu les indicateurs socio-économiques.

Le deuxième objectif est de relever l’existence ou non de contradictions entre la théorie de la santé et les données qualitatives recueillies sur le terrain.

Pour atteindre ses buts, M. Ferron analysera les données déjà disponibles fournies par différentes instances dont le CLSC de la Petite-Nation.

Ensuite, une étude de terrain sera effectuée. Les grands-parents, enfants et petits enfants issus de trois familles de revenus faible, moyen et élevé répartie sur trois générations seront conviés à cette enquête. Ils devront participer à des entretiens semi dirigés et remplir des questionnaires. Les réponses de ces familles au niveau biologique, social, économique et culturel relèveront l’existence ou non d’une relation entre ces différents aspects culturels et leur niveau de santé respectif.

Finalement, M. Ferron rencontrera une dizaine d’acteurs institutionnels locaux et intervenants, tels que médecins, administrateurs de la santé, infirmières, travailleurs sociaux, psychologues, travailleurs communautaires par des entretiens semi dirigés.

Les résultats de cette recherche permettront de nuancer le modèle actuel en identifiant les marqueurs dont les réseaux de soutien, les habitudes de vie et l’environnement physique et les données socio-économiques dans le contexte rural de la région de la Petite-Nation.

De cette façon, il sera plus facile de déterminer certains facteurs d’apparition des maladies et d’essayer de trouver des méthodes pour les contrer.

Les personnes intéressées à participer à cette étude ou à en apprendre davantage, il suffit de téléphoner à Marc Ferron au 819 427-6229.

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