Richard Biroko et l’agente de migration du Carrefour jeunesse emploi de Papineau, Kathie Deschambault.
(Photo : Jessy Laflamme)
L’immigration dans la MRC Papineau
Le Burundais Richard Biroko vient tout juste d’emménager dans la Petite-Nation. Celui-ci s’est trouvé un emploi comme conseiller en emploi au Carrefour jeunesse emploi de Papineau.
Cet homme natif de l’Afrique centrale est arrivé en 2001 à Montréal. «J’ai déménagé au Canada en tant que réfugié. Le Burundi est un pays en guerre, raconte-t-il. J’étais directeur d’un organisme pour enfants en difficultés et j’ai tenté de dénoncer certaines injustices, je me suis donc retrouvé en danger. La liberté d’expression est presque nulle dans mon pays natal.»
Une fois rendu dans la grande métropole québécoise, M. Biroko a travaillé en tant qu’intervenant au Carrefour jeunesse de Lanaudière.
«En 2002, je désirais me trouver un endroit calme pour habiter, raconte-t-il. Je voulais vivre à l’abri du bruit. Bref, je désirais obtenir une certaine qualité de vie.»
M. Biroko a par la suite rendu visite à un de ses amis de la Petite-Nation. «J’ai vraiment apprécié la région, j’ai donc décidé de participer à Place aux jeunes, un programme qui offre des séjours exploratoires dans la Petite-Nation», explique-t-il.
Après avoir visité amplement la région, M. Biroko est littéralement tombé en amour. «Je me suis rendu compte que c’était réellement l’endroit où je voulais habiter», affirme-t-il.
Il s’est alors mis à la recherche active d’emploi. Il a finalement obtenu un poste au Carrefour jeunesse emploi de Papineau. «J’éprouvais une certaine crainte à laisser mon équipe de Lanaudière puisqu’elle était devenue une seconde famille pour moi, indique-t-il. Cependant, mes peurs se sont envolées aussitôt que j’ai commencé mon travail ici. L’équipe est tout aussi géniale.»
Ce qui a surpris le plus M. Biroko à son arrivée est l’accueil chaleureux qu’on lui destinait. «J’aime bien la tranquillité, il n’y a pas d’embouteillage pour se rendre au bureau le matin, souligne-t-il. De plus, la beauté de la nature est stupéfiante.»
M. Biroko possède un diplôme d’études supérieures en philosophie et sciences sociales. Il a également étudié quatre ans en lettres et sciences humaines. À Montréal, il a complété une maîtrise à l’université Concordia en développement économique et communautaire.
Son rôle en tant que conseiller d’emploi est de rencontrer les jeunes en recherche d’emploi, les orienter et préparer leur curriculum vitae et lettre de présentation. «Bref, je les guide dans le processus de leurs recherches», précise-t-il. Il aura également le mandat de développer le programme L’Avenue internationale qui a pour but de faciliter et accroître la mobilité internationale des jeunes adultes de la région de l’Outaouais.
Il sera également président d’honneur à Place aux jeunes 2009 pendant la fin de semaine Planifie ton avenir dans la MRC Papineau.
M. Biroko espère maintenant que sa conjointe se trouvera bientôt un emploi dans la Petite-Nation parce que celle-ci habite toujours à Montréal avec leurs trois enfants âgés de 9 ans, 7 ans et 16 mois. «Je crois que la Petite-Nation est un cadre idéal pour élever mes enfants», pense-t-il.
Une agente de migration dans la MRC Papineau
Kathie Deschambault est l’une des 70 agentes de migration du Québec. Le gouvernement a doté 15 régions du Québec de ces ressources.
«Mon mandat consiste à contrer l’exode des jeunes, à en attirer des nouveaux, à faire valoir la vie et les emplois en région et à renforcer le sentiment d’appartenance à la région, explique Mme Deschambault. Mon poste englobe également l’immigration.»
Son contrat d’une durée de trois ans termine en 2009. Mme Deschambault s’occupe également de Place aux jeunes. «Jamais, je ne serais déménagé dans la Petite-Nation sans l’aide de Kathie, précise M. Biroko. Elle m’envoyait constamment des offres d’emploi.»
La MRC Papineau avait déjà engagé une ressource pour rédiger une politique de repeuplement. Le comité en charge de l’accueil et du repeuplement s’est dissout. La politique est donc restée sur les tablettes.
Selon la préfet de la MRC Papineau, Paulette Lalande, la Conférence régionale des élus recevra des sommes d’argent pour augmenter l’immigration. «Ce domaine se développera davantage au niveau régional que municipal», précise-t-elle.
De son côté, Mme Deschambault soutient qu’il est important de se préparer. «Les immigrants débarquent en premier lieu dans les grandes villes, cependant la plupart proviennent de milieux ruraux et aimeraient bien retrouver ce style de vie», explique-t-elle.
Une immigrante mexicaine, Patricia Duran, qui travaille à l’Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation a organisé en 2007 plusieurs déjeuners pour les femmes immigrantes. «Nous sommes toujours entre dix et douze personnes lors de nos rencontres, affirme-t-elle. Le but est de nous rencontrer et de nous soutenir entre nous.»
On retrouve des femmes du Mexique, de l’Allemagne, de la Hollande, du Pérou, de la Belgique et de la Pologne parmi elles.
«En 2008, nous désirons mettre en place une association des femmes immigrées», indique Mme Duran.
(Photo : Jessy Laflamme)