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Trois coups de cœur gatinois prennent la scène…

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 1 février 2008 à 11:40
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Trois coups de cœur gatinois prennent la scène…
Vous savez, critiquer un spectacle ou un album de nouveaux venus dans le milieu artistique n'est jamais facile pour un critique. D'abord parce que ce sont souvent des jeunes, pleins de rêves et d'ambition, mais aussi parce que ce sont la plupart du temps des gens de la région, et qu'il faut soutenir cette espèce d'industrie locale.
Toutefois, même le critique le plus acerbe aurait probablement perdu ses mots grinçants s'il avait eu à faire le point sur le spectacle qu'ont donné les gagnants de Gatineau prend la scène, à la Maison de la culture, jeudi soir.

Car Geneviève Vaillant, Guillaume Guilbault et Langue de chemise ont beau être des nouveaux venus dans le milieu artistique, il n'en demeure pas moins qu'ils ont un talent, et qu'ils savent le démontrer avec un professionnalisme digne des plus grands de ce métier.

C'est à Geneviève Vaillant qu'est revenu le défi de briser la glace. Entourée de ses acolytes (deux claviers et une choriste) des premiers jours, l'auteure-compositeur-interprète a livré quelques-unes de ses compositions.

Tantôt rigolote et joyeuse, tantôt plus touchante, la travailleuse sociale s'inspire des petits travers de ses amies, mais aussi des horreurs de ses jeunes protégés qu'elle côtoie à la DPJ. Chose certaine, la douce voix de Geneviève Vaillant sait donner un brin d'espoir à ceux et celles qui en ont le plus besoin.
Guillaume Guilbault
Ce n'était pas la première fois que Guillaume Guilbaut montait sur une scène d'envergure. En septembre, il a même fait la première partie de Boom Desjardins lors du Festival de montgolfières. Mais ce jeudi, il présentait pour la première fois ses propres mots, devant une salle remplie de ses amis, tous impatients d'entendre "leur" Guillaume.
Le jeune homme de 16 ans n'a pas déçu. Avec son air mystérieux emprunté au Dumas et autres chanteurs du genre, et ses mimiques rigolotes dignes d'un Louis-José Houde, Guillaume a déjà la scène dans la peau, et s'y comporte comme un poisson dans l'eau!

Tantôt plus entraînants, tantôt plus tristes (par exemple Fort, un texte écrit pour un homme qui part à la guerre), les textes de Guillaume Guilbault ont la capacité de sonner authentique dans la bouche d'un jeune homme de 16 ans, sans manquer de maturité pour autant.
Langue de chemise
Si d'autres préfèrent utiliser tout simplement le terme "cravate", Steven, Geoffroy et Nicolas, eux, ont choisi d'employer l'expression "Langue de chemise". Qu'importe, ils ont aussi décidé de chanter les travers de la quotidienneté sous des airs contemporains, qui sonnent à la fois comme des groupes bien connus de notre époque, mais à la fois uniques en leur genre. Une belle façon de finir une soirée diversifiée et riche en agréables découvertes.
Sage Délire
C'est le quatuor Sage Délire, qui a participé à Gatineau prend la scène en 2006, qui a assuré la première partie de ce spectacle.
Les trois Jean-François et le Daniel du groupe ont présenté plusieurs extraits de leur premier album, prévu pour la fin février. Avec des titres qui sonnent tantôt parfaits pour la radio (Abandon, qui met en évidence la guitare acoustique et le clavier, ou encore Cadence) tantôt plus politique (Bon débarras ou la chanson qui parle du Débarquement en Normandie), Sage Délire n'a pas l'intention de se laisser abattre par les difficultés à surmonter pour percer dans le métier.

Le quatuor semble d'ailleurs plus à l'aise sur scène au fur et à mesure que les minutes s'écoulent, à moins que ce soit le chapeau, revêtu pour la pièce aux airs country Héros, qui leur donne cette assurance? Qu'importe, le message est clair. Dès leur arrivée sur la scène, la première pièce présentée comportait un refrain à la fois entraînant et convaincant: «Quoi que vous en pensiez, on est là pour rester!», chante Sage Délire avec conviction.

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