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Une tendance «mode» qui s’accentue dans les écoles du Québec

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 8 février 2008 à 8:00
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Une tendance «mode» qui s’accentue dans les écoles du Québec
La polyvalente Le Carrefour est le dernier établissement secondaire de la région à avoir adopté un règlement vestimentaire plus strict, avec l’imposition de polos depuis septembre 2007. (Photo: Daniel LeBlanc)
Une tendance «mode» qui s’accentue dans les écoles du Québec
Quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, l’apparition des uniformes ou des gammes de vêtements dans les écoles est loin de se limiter à l’Outaouais, loin de là. Même les étudiants universitaires discutent de ce sujet dans leurs différents cours.
Le directeur des communications de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Denis Pouliot, avoue qu’aucune statistique précise n’est disponible pour déterminer le nombre d’écoles qui imposent une gamme de vêtements ou un uniforme à leurs élèves, mais chose certaine, c’est de plus en plus populaire. «Il y a des problèmes dans certains établissements, comme le taxage, et l’uniforme vient un peu atténuer tout cela», dit-il.

Depuis quelques années, à chaque rentrée des classes, à l’automne, plusieurs écoles québécoises adoptent une telle mesure. «Le pourcentage est encore assez minime puisqu’il s’agit d’un choix local, en fonction de conditions particulières», croit M. Pouliot. Selon lui, les opinions se valent dans un cas comme dans l’autre, un sondage réalisé auprès des commissaires scolaires lors d’un congrès provincial ayant démontré que 50% de ceux-ci sont d’accord avec les uniformes, et 50% sont en désaccord.

Selon la professeure et directrice du Module de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais, Catherine Lanaris, la popularité grandissante du port de l’uniforme dans les écoles québécoises peut s’expliquer par plusieurs raisons. «Je pense que c’est peut-être pour avoir une plus grande prise par rapport aux problèmes de discipline. Il s’agit d’un mouvement naturel que de vouloir contrôler l’habillement», commente-t-elle.

Mme Lanaris affirme que les étudiants en enseignement primaire ou secondaire sont très conscients de cette réalité puisque le sujet est abordé entre autres dans le cours de gestion de classe. «On aborde le tout en se plaçant autant du côté des élèves que des enseignants», dit-elle, insistant sur le fait que des discussions sont toujours nécessaires avec les jeunes avant d’implanter un tel projet dans une école. «On doit toujours se questionner sur le pourquoi et on se rend compte que, souvent, si les élèves eux-mêmes l’ont voulu, c’est que quelque part ça répond à un de leurs besoins», poursuit Mme Lanaris.

À son avis, l’avenir de cette nouvelle tendance dépendra des résultats et des réflexions qui seront compilés au cours des prochaines années scolaires.

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