Une touche féminine pour le Salon Plein-Air et Pourvoirie
Le Salon Plein-air et Pourvoirie prendra son envol ce jeudi aux Promenades de l'Outaouais. Si l'événement attire généralement plus d'hommes que de femmes, la tendance pourrait bien changer cette année, surtout avec la tenue d'une journée bien spéciale samedi, à l'occasion de la Journée de la femme.
«Je vais demander à tous mes clients qu'ils fassent quelque chose de spécial pour les femmes ce jour-là», indique Jacques Brabant, promoteur du salon en compagnie de sa femme, Monique Blondin.
«Ça va devenir une activité de couple, croit-il au sujet de la chasse. C'est comme ça qu'on va réchapper la relève.»
Car si la chasse gagne en popularité chez la gent féminine, elle perd du terrain chez les plus jeunes, qui délaissent les activités plus traditionnelles pour se tourner vers d'autres passe-temps.
Déjà, divers regroupements et pourvoiries offrent des programmes spécialement conçus pour les femmes, ou encore pour les familles. La Fédération québécoise de la faune a entre autres mis sur pied en 1999 «Fauniquement femme».
Lors du Salon, Mario Ross, une sommité dans le domaine de la chasse, sera présent pour répondre aux questions de ceux, et particulièrement de celles en ce samedi, qui veulent s'initier à l'activité ou qui en sont des habitués.
Pour la première fois cette année, des projections vidéos seront présentées en soirée, le samedi, à la foire alimentaire du centre commercial. M. Ross en fera l'animation.
Il s'agit du 31e salon de ce genre à être organisé en Outaouais, mais cette année est particulière pour les promoteurs, impliqués dans l'organisation depuis 27 ans: «Pour la première fois de notre vie, nous devons répondre: "Nous nous excusons, il n'y a plus de place!"»
Au total, 62 pourvoiries seront sur place, en plus de kiosques donnant de l'information sur les armes à feu. Un orignal avec un panache de 72 pouces de large, abattu au Yukon, sera aussi sur place. Trois taxidermistes seront présents.
«La nature, il n'y a personne qui ne peut pas aimer ça», conclut M. Brabant.