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On ne veut plus des distributeurs à journaux à l'extérieur

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 8 mars 2008 à 13:01
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On ne veut plus des distributeurs à journaux à l'extérieur
Denise Laferrière
On ne veut plus des distributeurs à journaux à l'extérieur
Les distributeurs à journaux qui se retrouvent sur le territoire de Gatineau devront disparaître ou entrer dans les édifices commerciaux.
C'est la résolution qu'a prise la ville de Gatineau, qui a modifié officiellement son règlement d'urbanisme pour interdire tous ces distributeurs à l'extérieur. L'interdiction était en place depuis 2003, mais la Ville les supportait encore. Mais ils devront maintenant partir.

C'est à la suite de la demande de médias pour augmenter leur nombre de distributrices que Gatineau s'est penché sur cette question et établi que ces distributeurs étaient des nuisances publiques. «C'est une question de vandalisme, souligne la présidente du comité consultatif d'urbanisme (CCU), Denise Laferrière. Il y a des boîtes qui étaient incendiées. D'autres boîtes à qui on mettait le feu pour incendier des abribus. Certaines boîtes servaient aussi pour briser les abribus.»

La conseillère souligne que la Société de transport de l'Outaouais a amené plusieurs arguments pour inciter le retrait de ces distributeurs qui se retrouvent en grande majorité près des abribus. «Ça coûte beaucoup plus cher à la STO de nettoyer les abribus. Les gens collaient aussi les journaux sur les murs des abribus où il y a des publicités et les commerçants n'étaient pas contents parce que leur publicité était moins visible.»

Une question d'esthétisme est aussi entrée en ligne de compte dans la décision, ajoute Mme Laferrière. «Les gens lisaient les journaux et les jetaient à terre après. Ça partait toujours au vent. Quand il pleut, ça devient comme du compost.»

La ville de Gatineau a regardé ce qui se faisait ailleurs comme règlement. Dans certaines villes, les distributeurs sont permis, mais avec beaucoup de conditions, ce qui n'intéressait pas trop Gatineau. «Ça demande beaucoup de gestion», souligne Denise Laferrière.

Cette dernière est consciente que les gens aimaient lire les journaux dans les abris d'autobus. «On ne veut pas s'opposer à ce que les gens lisent, mentionne-t-elle. Mais on souhaite que la voie publique et l'environnement autour des abribus aient l'air propres. Ç'a des conséquences en terme d'image pour Gatineau et la STO.»

En modifiant sa règlementation pour interdire les distributeurs à journaux à l'extérieur, Gatineau a aussi indiqué que ces distributeurs seront permis à l'intérieur de certains édifices, principalement des édifices commerciaux.

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