L'Outaouais se cherche une façon d'éliminer ses déchets
La volonté de l'Outaouais de trouver une façon d'éliminer ses déchets ultimes sur son territoire a passé une nouvelle étape avec la décision d'aller de l'avant avec l'étude pour trouver la meilleure méthode.
C'est la ville de Gatineau qui sera le maître d'oeuvre principal de ce projet et qui payera 75% de la facture, alors que les autres MRC de la région payeront 5% du prix (sauf pour la MRC des Collines qui payera 10% de la facture).
Cette étude vise à octroyer dans le futur un contrat pour l'implantation et l'exploitation d'un site de traitement du déchet ultime pour toute la région. Le but est aussi de trouver une solution qui permettra la valorisation des déchets.
Avec cette étude, les différentes méthodes seront analysées par la firme et des fournisseurs potentiels seront rencontrés pour voir ce qu’ils ont à proposer. Par la suite, la ville de Gatineau et les MRC pourront choisir la méthode et aller de l'avant avec l'appel d'offres pour le projet. Le but est d'être en mesure d'octroyer le contrat en octobre 2009.
Un site à définir
Il est d'ores et déjà établi que la méthode ne pourra pas être l'enfouissement. L'incinération est aussi à proscrire selon la ville de Gatineau, puisqu'on se concentre à trouver une solution qui permettra la valorisation des déchets. Par valorisation, on parle de la transformation des déchets en énergie ou encore en produits nouveaux, selon la méthode proposée.
Et il existe plusieurs méthodes. Le directeur du module Infrastructure et Environnement, Roland Morin, indique que la ville de Gatineau reçoit déjà plusieurs propositions non sollicitées. «Ces gens auront la chance de venir nous présenter leur produit lors de l'étude», a-t-il indiqué.
Le président de la Commission de l'environnement, Patrice Martin, a d'ailleurs lancé un appel à tous les gens qui ont des idées. «C'est le temps pour les gens de la région qui ont des idées de venir nous les proposer.»
L'étude devrait aussi permettre de définir l'emplacement de ce futur centre de traitement des déchets ultimes. Une question qui pourrait être épineuse. «Il faut qu'on nous associe de près à toutes les étapes du processus pour pas qu'on se retrouve à la fin avec le réflexe du "pas dans ma cour"», a indiqué la conseillère Louise Poirier.
Même si aucun emplacement n'est défini, Roland Morin, indique qu'il y a de fortes chances pour que le centre soit près de Gatineau. «Si on veut minimiser l'impact sur le transport, ça devra être près du centre de masse et c'est Gatineau.»