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Le COBALI accueille positivement les mesures sur l'eau dans le budget québécois

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 10:31
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Le COBALI accueille positivement les mesures sur l'eau dans le budget québécois
Le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI) accueille positivement les trois nouvelles mesures liées à la protection des cours d'eaux au Québec annoncés récemment dans le budget provincial.
«Les mesures annoncées s'inscrivent dans le cadre du plan déposé en septembre dernier par le gouvernement, concernant les cyanobactéries», explique Claire Lalande, présidente du COBALI. 15 millions $ sur cinq ans seront consacrés à l'expansion du modèle québécois de gestion intégrée de l'eau et de gouvernance participative sur tout le territoire du Québec méridional.

Avec les mesures annoncées, le Comité du bassin versant de la rivière Gatineau (COMGA), pourrait élargir son territoire, avec entre autres le bassin versant de la rivière Blanche Ouest.

Quant au COBALI, son territoire resterait sensiblement le même, mais avec deux petits territoires de plus, totalisant 150 km2. Avec les mesures annoncées, le territoire de la Petite-Nation devrait aussi être couvert. «Par contre, dans la proposition initiale du gouvernement, il n'y a rien pour l'ouest de la région», déplore Mme Lalande.

La présidente du COBALI croit par ailleurs que les organismes de ce genre déjà existants à travers le Québec devraient voir leur enveloppe budgétaire augmenter. «On ne sait pas encore, mais ça devrait être plus élevé. Présentement, on reçoit 65 000$ annuellement. Ça nous permet un fonctionnement minimal, mais pour réaliser certains projets, il faut aller chercher des subventions. L'augmentation de l'enveloppe permettrait entre autres d'embaucher un chargé de projet», de dire Mme Lalande.

Par ailleurs, le COBALI accueille tout de même l'annonce comme une bonne nouvelle. «On est satisfait de voir que le gouvernement mettre cela en branle sur tout le territoire», mentionne la présidente.

Elle se réjouit aussi de la création prochaine du Bureau québécois des connaissances sur l'eau, dont le mandat sera de parfaire l'expertise du Québec sur cette ressource. «Ils devraient entre autres cartographier les nappes phréatiques du Québec. C'est une très bonne nouvelle. Il est important pour les citoyens de savoir ce qui se trouve dans les nappes phréatiques, puisque plusieurs s'alimentent en eau à partir de celles-ci. On ne connait pas leur état en ce moment», ajoute-t-elle.

Finalement, Claire Lalande se dit heureuse de l'investissement pour développer des nouvelles technologies en lien avec l'eau et les sols. Par exemple, elle soutient que cela permettra peut-être de découvrir les différentes causes de la présence de cyanobactéries dans les cours d'eau du Québec.

Dans l'ensemble, le COBALI se dit donc satisfait et attend que le tout se concrétise. Claire Lalande croit par ailleurs que la présence de cyanobactéries a peut-être eu, au bout du compte, l'effet d'une prise de conscience. «La politique sur l'eau a été adoptée en 2002, mais la présence de cyanobactéries a probablement sensibilisé la population et par le fait même, le gouvernement. Il est très important de s'occuper des cours d'eau pour ne pas avoir des mauvaises surprises. Comme l'expression le dit: à quelque chose, malheur est bon. Ce quelque chose, c'est qu'on s'est rendu compte qu'il fallait s'occuper de nos lacs et rivières. Ce ne sera pas réglé du jour au lendemain, mais s'y ont s'y met, on pourra trouver des solutions», conclut-elle.

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