Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des emplois en informatique, ce n'est pas ça qui manque!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 23 mars 2008 à 13:15
Soyez le premier à commenter cet article
Des emplois en informatique, ce n'est pas ça qui manque!
Marc Fiset est PDG de la PME gatinoise Prizmatech. (Photo: Patrick Voyer)
Des emplois en informatique, ce n'est pas ça qui manque!
Le monde de l'informatique est certes complexe et a créé de nombreux emplois depuis sa montée en flèche dans nos vies personnelle et professionnelle. Difficile de s'y retrouver par contre quand tout ce qu'on connaît du domaine est la facture que l'on paie à chaque mois…
Nous avons donc rencontré Marc Fiset, PDG de Prizmatech, une firme gatinoise de soutien informatique, pour clarifier un peu ce dédale. Pourquoi celle firme? Parce qu'elle est un exemple parmi tant d'autres de boîtes qui offrent divers services sous un même toit, la clef pour avoir du succès en informatique. Marc nous a décortiqué son univers et a tenté de démystifier toutes les étapes nécessaires à l'établissement d'un réseau Internet global ou corporatif.

«Nous sommes des consultants informatiques: nous analysons et répondons aux besoins du client en installant des serveurs, des postes de travail. Nous supportons les infrastructures totales et établissons des réseaux. On ne fait pas d'hébergement. Même avant que les gens partent l'entreprise, on leur suggère quelle infrastructure avoir, quel type de machine et de réseau utiliser.»

En clair, les centaines de techniciens et conseillers professionnels comme Marc entrent dans une entreprise et s'assoient avec les dirigeants pour identifier leurs besoins. Ensuite, ils installent tous les ordinateurs et les relient en réseau. «S'il y a une panne, on va installer des nouvelles choses pour supporter. Dans le fond, on s'occupe de tout ce qui est laissé vacant par les fournisseurs; c'est le pendant plus humain des entreprises qui s'offrent la connectivité.»

Eh oui, quelqu'un doit organiser un réseau pour que l'Internet ou les logiciels achetés d'un fournisseur fonctionnent! «Nous sommes comme des médecins généralistes. Bien sûr, il y a des spécialistes, comme ceux qui développent des logiciels de gestion de projet ou d'entreprise (Simple Comptable), mais ces spécialistes ne connaissent pas nécessairement l'architecture d'un réseau», précise Marc Fiset. En clair, chacun garde son troupeau.

D'autres «médecins informatiques spécialistes», des «ultra spécialistes», réparent des réseaux spécifiques, tels que ceux de la compagnie Dell. Mais ils ne sont pas calés avec les produits d'une autre compagnie, ce qui «sectarise» passablement le marché de l'emploi informatique. Or, Marc Fiset estime que le client est mieux dirigé comme cela, car les généralistes ne peuvent régler un problème spécifique complexe.

Outre ces jobs, Marc Fiset mentionne celles de technicien d'atelier, sorte de généraliste qui est capable de réparer et d'installer des machines. Ils sont passés par une école de formation professionnelle et technique.

Ensuite, les développeurs de site Web (Webmaster) ou les développeurs d'applications standards. Par exemple, les techniciens qui ont construit le logiciel Microsoft Word.

«Certains ne réparent que des serveurs, d'autres ne s'occupent que de réseautique (interconnexion entre les ordis). D'autres font de l'hébergement de sites Web, ils fournissent de l'espace sur Internet.» À ce sujet, Marc Fiset allègue que les gros joueurs américains prennent une large part du gâteau en imposant une recette pour tous, sans personnalisation. Ce qui est ardu pour les petits compétiteurs qui tentent de réchapper quelques clients…
De la qualité SVP!
Que le technicien soit généraliste ou spécialiste, il doit se donner entièrement à son travail… même en dehors de boulot. «Ça prend une main-d'œuvre connaisseuse, du monde bien motivé qui aime apprendre à la maison, qui en mange dans leurs loisirs!»
Marc Fiset déplore toutefois les formations données au cégep ou à l'université qui, selon lui, ne préparent pas adéquatement les futurs techniciens. De plus, il aimerait bien qu'un Ordre quelconque soit fondé pour gérer la méthodologie des consultants informatiques. Ainsi, il croit que les gens auraient moins de préjugés envers les cracks de l'ordinateur. «Il y a vraiment du monde qui fait n'importe quoi et ça n'amène pas du bon pour nous! Et c'est déjà difficile de trouver de la relève qualifiée, comme dans n'importe quel domaine! C'est comme au 17e siècle avec les ingénieurs, quand les ponts tombaient avant qu'il y ait un Ordre…»

«Il n'y a pas grand-monde qui veut toucher à tout. C'est bien beau, mais le client qui a plein de spécialistes autour de lui ne sait plus à qui s'adresser!»
La machine remplacera-t-elle un jour l'humain?
L'asservissement de l'humain dans le futur et la montée des machines, tels qu'imaginés dans les films I Robot, La Machine à voyager dans le temps, 1984 ou Intelligence Artificielle, seront-ils un jour réalité? L'humain créera-t-il sa perte?
Marc Fiset se surprend à philosopher… Il sait que cette science basée sur la réflexion n'a rien à voir avec son travail, mais il ne peut s'empêcher de spéculer sur la manière dont évoluera l'informatique, son gagne-pain et sa passion. Une ascension commencée déjà depuis une trentaine d'années qui pourrait bien plafonner un jour avec la disparition de nombreux emplois… au profit de machines à l'intelligence supérieure, au rendement exceptionnel et à la marge d'erreur inexistante.

Mais cela est encore bien loin, car l'époque des fusions et des supers regroupements est très fertile; l'humain continue de contrôler son développement. Et à travers cette marée de conglomérats, il y a les petits, les PME, qui répondent aux demandes du commun des mortels avec leur Internet par câble ou leur téléphonie Internet. «Il y a toujours de la place pour des petits. Le domaine technologique n'est pas comme celui de l'automobile, où les compagnies doivent se voler l'une l'autre. En technologie, il y a toujours des besoins; il y a des pays qui n'ont pas encore Internet! Il y a donc de l'espace pour la nouveauté. Et le but n'est pas de planter la concurrence, c'est d'évoluer…», nuance Marc Fiset.

Cette réalité, où la balance entre les nations riches et pauvres n'a jamais été aussi déstabilisée, en cache cependant une autre: le futur approche et risque de creuser davantage ce fossé. «Dans le futur, malgré que les mineurs et les pêcheurs se disaient indispensables, l'intelligence artificielle va arriver et va remplacer bien du monde…»

Quelques firmes bossent pour développer cette A.I., mais rien n'est gagné. Nous en sommes encore à une automatisation de la machine selon des règles strictes. Marc Fiset croit que des progrès seront réalisés dans les trente ou quarante prochaines années, mais que l'avènement de la machine sera inévitable, n'en déplaise à ses détracteurs. «Il ne faut pas juste penser aux côtés négatifs, mais aussi penser au positif. Et de toute façon, on n'a pas le choix, c'est un fait!»

«La machine n'a pas de contraintes de sentiment, d'égoïsme. Elle contient plus d'infos. Contrairement aux dictateurs humains, les ordinateurs ne peuvent pas être méchants comme on a déjà vu dans des films; ce ne serait pas bon pour l'équilibre mondial. Les décisions vont devoir se prendre à long terme pour le bien commun», lance Marc Fiset.

Donc la robotique viendrait en renfort à une humanité en manque de direction, de vision? «Tout le monde court, est à bout de souffle pour faire rouler la machine. Mais à un moment donné, elle va rouler toute seule et cinq fois plus vite! On va rester bête…», lance-t-il en souriant.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Pensez-vous qu'un gouvernement fédéral de coalition pourrait mieux gérer le Canada que le gouvernement conservateur minoritaire?
  • Oui
  • Non

Liens